Bonjour Christophe,

Je te remercie de partager ce petit moment avec moi, avec nous ! Mon souhait à travers cet échange est de faire découvrir la personne mais aussi l’auteur que tu es et pourquoi pas le lecteur !

La première fois que je t’ai rencontré c’est lors de ton premier (me semble-t-il) café littéraire dans la bibliothèque d’Escosse, en Ariège ! C’était top ! Que de chemin parcouru depuis…

J’espère, à travers cet échange permettre à d’autres de te découvrir ! D’ailleurs, tu leur réserves une petite surprise en fin d’interview ! Patience…

C’est parti !

Un petit thé, un café, une bière ?! Un carré de chocolat ? Autre chose ? (j’ai fait des cannelés !)

animaux-chat-4367Christophe, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter ?

Je suis né à Toulouse, j’ai 45 ans, je suis papa de 2 enfants et ingénieur en aéronautique. J’ai vécu la plus grande partie de ma vie à Toulouse et dans ses environs, mais aussi quelque temps pas très loin de Paris, d’où l’évocation de ces deux régions dans mon premier roman. Je vis aujourd’hui dans le Tarn et consacre la plus grande partie de mon temps libre à l’écriture.

Comment te décrirais-tu de caractère ?
La détermination est mon principal trait de caractère. Je suis également très méthodique et rigoureux, dans mon travail comme dans l’écriture. J’avoue avoir parfois un caractère un peu sombre voire ombrageux, mais je regrette rapidement mes sautes d’humeur pas toujours justifiées…Quelle a été la place de la lecture dans ton enfance ? Que lisais-tu ?

J’ai toujours lu et lis encore abondamment aujourd’hui. Comme beaucoup de ma génération, j’ai commencé avec les bibliothèques rose et verte, j’étais notamment fan des titres Le club des cinq et des Bob Morane d’Henri Vernes. Plus tard, j’ai passé mon adolescence aux côtés d’Agatha Christie et de Stephen King (ce qui explique probablement l’orientation de mon écriture vers les genres du polar et du thriller), puis j’ai découvert John Irving, Umberto Eco, Iain Pears, Donald Westlake, J.R.R. Tolkien, George R.R. Martin et bien d’autres encore.

Quelles études as-tu suivies ?

J’ai suivi un parcours universitaire (fac Paul Sabatier de Toulouse), puis j’ai passé un diplôme d’ingénieur à l’ENSEEIHT, dans la spécialité Hydraulique et Mécanique des fluides.

Quelles sont les causes pour lesquelles tu te bats ? Qu’est-ce qui t’anime ?

S’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est l’injustice, sociale notamment, et le gouffre qui ne cesse de se creuser entre les plus riches et les plus pauvres. À mon sens, la cupidité et l’appât du gain (l’intolérance a sa part également) expliquent une bonne partie des conflits d’aujourd’hui et l’état actuel de la planète, sur le plan écologique en particulier. De mon point de vue, l’économie libérale est absolument incompatible avec la sauvegarde de l’environnement.

animaux-chat-4367Maintenant que nous te connaissons davantage, parlons de l’auteur qui est en toi !

Comme je l’ai dit un peu plus haut, je suis auteur de polars et de thrillers. J’ai une prédilection pour le roman noir, pas toujours optimiste, qui met en scène des personnages souvent « fracturés », malmenés par la vie.

Comment en es-tu venu à l’écriture ? Est-ce un besoin ?

C’est un besoin vital ! Je suis venu à l’écriture un peu par hasard, il y a environ quinze ans. C’est en observant un tableau de Jérôme Bosch (peintre flamand du XVème siècle, auteur du tableau Le Jardin des délices notamment) que m’est venue l’intrigue de mon premier roman (qui vient tout juste de paraître dans la collection Nouveaux Auteurs 2). Je n’arrêtais pas de penser à cette intrigue, elle me hantait littéralement, si bien que j’ai fini par m’asseoir devant mon ordinateur et par en écrire les premiers mots. Et là, ça a été le déclic, comme une révélation, je ne saurais le dire autrement : j’ai été comme happé, j’ai compris que je ne pourrais plus vivre sans écrire.

Tu as publié récemment ton second roman, comment arrives-tu à te renouveler à chaque roman ?

Ce second roman édité, qui est donc le premier que j’ai écrit, est inspiré d’un tableau de Jérôme Bosch. Pour les autres, les sources d’inspiration sont multiples : des articles scientifiques pour « Celle qui ne pleurait jamais » et l’histoire que je suis en train d’écrire, une musique, l’image d’un hôtel vue sur Internet, etc. Je suis très curieux de nature et les sources d’information sont aujourd’hui tellement vastes que les idées viennent assez facilement !

Comment procèdes-tu lorsque tu es en période d’écriture ? As-tu des rituels ?

Je m’impose tout d’abord de ne jamais laisser passer un jour sans me plonger dans le roman que j’ai en cours : j’écris donc chaque jour et quand l’inspiration n’est pas là, je fais des recherches ou relis ce que j’ai écrit la veille. J’écris le soir, après le repas, et les week-ends. Souvent, je commence par lire quelques pages d’un livre pour me « mettre en jambes », ou j’écoute un morceau de musique, si possible très rythmé. Je n’écris pas en musique, mais j’en écoute énormément, c’est un carburant incroyable, et en écouter un peu avant d’écrire est comme un « shoot » d’adrénaline…

Fais-tu relire tes écrits au fur et à mesure de ton avancée ? A des personnes en particulier ?

C’est ce que je faisais aux débuts, mais je ne le fais plus aujourd’hui pour la raison très prosaïque suivante : les personnes qui lisaient au fil de l’eau devaient attendre un certain temps entre deux « livraisons » de pages, et ils en oubliaient parfois le fil de l’histoire, ils en avaient donc une lecture « hachée », à mon sens loin d’être agréable et pertinente. Personne ne sait donc ce qu’il y a dans le roman que je suis en train d’écrire, je ne le soumettrai à la lecture que lorsqu’il sera achevé. Ce sont mes parents et ma compagne qui en ont habituellement la primeur.

Parles-nous de tes romans ? Un te tient-il plus à cœur que les autres ?

Bien sûr, mon premier roman, « La porte de Bosch », tient une place particulière dans mon cœur, mais je ne fais pas de préférence entre mes romans, de la même façon que je n’en fais aucune entre mes enfants ! J’en ai écrit cinq à ce jour et je les aime tous, avec leurs forces et leurs faiblesses. J’avoue cependant avoir une affection particulière pour certains personnages ; avec le roman que je suis en train d’écrire, je retrouve l’un des personnages d’un roman précédent, et c’est un réel plaisir de passer tout ce temps à ses côtés.

Comment te documentes-tu pour écrire tes livres ? Interview ? Enquête de terrain ? Recherches en bibliothèques, internet ?

J’ai beaucoup recours à Internet qui, force est de le reconnaître, facilite grandement l’accès à l’information. J’y trouve notamment de nombreux podcasts (audio, vidéo) très intéressants sur la police scientifique, la procédure judiciaire, l’enquête criminelle, etc. Pour « La porte de Bosch », j’ai également emprunté en médiathèque un certain nombre d’ouvrages sur le peintre. Quand je ne connais pas les lieux et quand cela est possible, je fais du repérage sur le terrain, cela a été notamment le cas pour une abbaye où se déroule l’une des scènes de mon dernier roman. Idéalement, j’aimerais procéder ainsi pour tous les endroits qui me sont inconnus, mais cela n’est pas possible, alors j’ai également accès à des outils très pratiques comme Google Maps et Street View. Enfin, pour le roman sur lequel je travaille actuellement, je suis en étroite relation avec un « consultant » qui répond à toutes mes questions sur la procédure d’enquête et l’environnement criminel.

Quel lecteur es-tu ? Réussis-tu à lire lorsque tu écris ? Lis-tu d’autres genres ?

Mes lectures sont très éclectiques (voir la liste des auteurs mentionnés plus haut). J’ai toujours lu, je lis encore aujourd’hui, autant que me le permettent mon travail et l’écriture, mais au moins quelques pages chaque jour, c’est une chose dont je ne pourrais pas me passer. Parmi mes romans « culte » : « Le nom de la rose », d’Umberto Eco, à mon sens le meilleur polar de tous les temps, et « Le seigneur des anneaux », de J.R.R. Tolkien.

Une future date où les lecteurs pourront te retrouver prochainement ?

En dédicace, à la librairie Privat de Toulouse le samedi 9 novembre puis à la librairie Au fil des mots de Blagnac le samedi 16 novembre. Quant à mon prochain roman, à la rentrée 2020, si tout se passe bien…

Un dernier mot ?

Un seul mot : Merci. Merci à toi, Louise, pour cette interview, merci à vous, lectrices, lecteurs, de me lire et par vos retours enthousiastes, de me donner la force de continuer.

animaux-chat-4367Christophe a titillé votre curiosité ? Je vous invite à découvrir ses romans :

  • Celle qui ne pleurait jamais – 2017 – Les nouveaux auteurs

Ce livre a reçu le Prix du polar 2017 Femme Actuelle, le président du jury était Gilles Legardinier.

Quatrième de couverture : Séverin semble bien avoir raté sa vie : un divorce, une fille qui se passerait volontiers de son père, un boulot de flic sans intérêt et des troubles de la personnalité qui ont achevé de faire le vide autour de lui. Lorsqu’il se rend sur la première scène de crime de sa carrière, son seul désir est de se débarrasser de l’affaire au plus vite. Mais il va très vite comprendre que ce meurtre le concerne bien plus qu’il ne s’y attendait. Une trace génétique est trouvée sur les lieux du crime et l’assassin est tout désigné. Mais pour Séverin, il est hors de question d’accepter l’évidence. Déterminé à retrouver le véritable tueur, il décide de suivre son propre instinct. Jusqu’à la plus effrayante des vérités.

Si vous le souhaitez, je vous invite à retrouver mon avis sur le roman ici

  • La porte de Bosh – 2019 – Les nouveaux auteurs

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Quatrième de couverture : Le nouveau roman de Christophe Vasse Gagnant du Prix du polar Femme Actuelle 2017.
Des personnages fantastiques s’échappent d’un tableau de Jérôme Bosch pour perturber
la marche du monde : un thriller haletant. Otto van Helsing sait. Il sait que le tableau qu’il contemple tous les jours dans son manoir de Wittemer End a quelque chose de particulier. Il sait que c’est une œuvre du grand Jérôme Bosch, même si elle n’a jamais été authentifiée.
Un jour, le vieil homme se rend compte avec inquiétude que des créatures ont disparu de la toile… et en découvre une dans sa bibliothèque ! Fasciné et épouvanté, il fait appel à Rebecca Decker, une jeune cartomancienne spécialiste des phénomènes occultes, pour l’aider à faire la lumière sur ces événements étranges.
Pendant ce temps, de sombres forces se rassemblent et le vent se lève… Rebecca ne le sait pas encore, mais elle devra bientôt se lancer dans une course contre la montre, une quête à travers trois continents dont l’enjeu dépassera tout ce qu’elle aurait pu imaginer.
Un mystérieux tableau, un compte à rebours implacable… Rebecca Decker sera-t-elle prête à payer le prix de la vérité ?

animaux-chat-4367concourshalloween-fond-de-citrouilles-gaies_1085-543Christophe vous propose de gagner 3 lots :

  • 1er prix : « La porte de Bosch » dédicacé + 3 marque-pages personnalisés + 1 magnet personnalisé ;

  • 2ème et 3ème prix : « Celle qui ne pleurait jamais » aux éditions Pocket

Celle-qui-ne-pleurait-jamaisPour cela, il vous faut :

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N’hésitez pas à multiplier vos chances en participant sur le blog et la page Les lectures de Louise !Le tirage au sort aura lieu dimanche 3 novembre à 21 h.Bonne chance à tous !L.1571047102.jpg