2017 : Une année riche en lectures !

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Quelle année 2017 !

Une année riche en émotions livresques

J‘ai vécu l’aventure « juré Prix des lecteurs Livre de Poche » : cela m’a permis de faire de belles découvertes dont certains bouquins font partie de mes coups de cœur de l’année.

J‘ai participé avec mon amie, Cathy, au premier salon organisé par les Psychopathes du Polar à savoir Pépita Sonatine, Marie-Noëlle Ramon et Sandrine Guinle Salitra à Fargues Saint-Hilaire. Un salon marqué sous le signe de la simplicité, de la bonne humeur et surtout de l’amitié ! J’y ai retrouvé des amis et aussi concrétisé des amitiés virtuelles.

Mon coup de cœur littéraire de ce salon est Samuel Delage : un auteur simple, accessible, passionné et passionnant. Il est également créateur de Les petits mots des libraires

En cours d’année, j’ai souhaité créer ma page Facebook Les lectures de Louise, une chouette aventure encouragée et soutenue par mon Doudou, ma Miniou, ma Doudounette, Cathy, Camille, Nanou ainsi que mes copines des groupes de lecture : Stéphanie, Violaine et Lolo ! Je les remercie 😉

Après la page, c’est le blog qui a suivi : Les lectures de Louise ; un régal ! Je suis assez surprise de tout ça. C’est positif, j’en suis ravie !

Venons-en à mes coups de cœur 2017, dans l’ordre de lecture (et pas de préférence !!) :

 

Je l’ai fait pour toi de Laurent Scalèse – Belfond

La prunelle de ses yeux d’Ingrid Desjours – La bête noire, Robert Laffont

Les petites filles de Julie Ewa – Livre de Poche

Dedans ce sont des loups de Stéphane Jolibert – Livre de Poche

L’heure des fous de Nicolas Lebel – Marabooks Poche

La nuit, je mens de Cathy Galliègue – Albin Michel

Cabale Pyramidion de Samuel Delage – Albin Michel

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi – Fayard

Hier encore, c’était l’été de Julie de Lestrange – Livre de Poche

Comme de longs échos d’Elena Piacentini – Fleuve Noir

Lynwood Miller de Sandrine Roy – Lajouanie

Entre deux mondes d’Olivier Norek – Michel Lafon

Entre ciel et Lou de Lorraine Fouchet – Livre de Poche

Les âmes rivales de René Manzor – Pocket

La délicatesse du homard de Laure Manel – Michel Lafon

 

 

Il me semble que sur 45 livres, j’en ai aimé beaucoup.

Vivement 2018, année que je sens tout aussi prometteuse avec notamment ma venue au Quai du Polar avec mon amie Stéphanie !

Je vous souhaite de belles aventures livresques et surtout que nous puissions continuer nos échanges !

L.

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La dernière rose – Josette BOUDOU – Editions De Borée

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Quatrième de couverture :

Adeline, que tout le monde surnomme Line, est la fille de Jocelyn, juge de paix. Tandis que son père se montre très froid et distant, voire mystérieux, sa mère Blanche est d’une nature aimante. Auprès de ses oncles, tantes et cousins, Line coule une douce enfance. A l’adolescence, elle rejoint la ville par ses études : la Seconde Guerre mondiale, Mai 68 sont autant d’événements qui marqueront sa vie et sa personne. Ses quatre vingts ans sont l’occasion de replonger dans son passé…

Mon avis :

Ce n’est pas le genre de bouquin que je lis habituellement mais il m’a rappelé mes discussions et échanges avec mes mamies. J’ai beaucoup apprécié. Je l’ai lu comme j’aurai regardé un téléfilm c’est à dire avec un plaid et un bon thé !

J’ai passé un bon moment car Adeline est attachante, on la voit devenir une femme puis une maman. L’histoire nous renvoie au contexte de l’époque qui n’était pas évident. On retrouve aussi ses liens de famille comme dans ces téléfilms.

L’écriture est très agréable et fluide. Le roman est bien construit donc on se laisse transporter très facilement !

A offrir autour de vous, idéal pour vous distraire, couper de la réalité et plonger dans cette époque. D’ailleurs, j’aurai bien discuté le « poulet aux morilles d’Adeline » !

Un petit mot sur l’auteur,

Institutrice puis directrice d’école, Josette Boudou est l’auteur de nombreux romans à succès comme Le Printemps d’Antonia et Les Grillons du fournil. Elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association culturelle. L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Clermont-Ferrand lui a décerné le prix Gandois 2005 pour son roman Le Mur de la destinée. En 2008, elle a obtenu le prix Lucien-Gachon pour Les Chemins de toile. Elle est publiée aux Éditions De Borée.

Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions : Angélique BARBERAT

 

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SAINT-MAUR: "Saint-Maur en Poche"

 

Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions

Le nouveau rendez-vous sur la page Les lectures de Louise

Un auteur : Angélique Barbérat

Élevée auprès d’un grand-père russe qui la nourrissait de contes, Angélique Barbérat a toujours écrit. Après le succès de L’instant précis où les destins s’entremêlent (2014), elle revient avec un nouveau roman, Bertrand et Lola (2015). Courant 2016, un nouveau roman intitulé Lola ou l’apprentissage du bonheur devrait paraître.

Angélique Barbérat a publié quatre romans :

  • L’instant précis où les destins s’entremêlent – 2014 – Editions Michel Lafon

Quatrième de couverture : Une tache rouge sur l’oreiller, juste sous les cheveux de sa maman, morte sous les coups de son mari. Voilà ce que le petit garçon a vu, à cinq ans. Pour survivre, Kyle se jette à cour perdu dans la musique, que sa mère aimait tant. Vingt ans après, devenu leader d’un groupe de rock, il est célèbre dans le monde entier. Mais inapte au bonheur. Coryn, elle, a grandi dans une banlieue sans charme. À dix-sept ans, elle tombe dans les bras de Jack Brannigan, qui fou amoureux l’épouse, mais, jaloux et violent, l’enferme dans une prison dorée, « Parce que tu m’appartiens. » Comment ces deux êtres que tout semble séparer auraient-ils la moindre chance de s’aimer ? Pourtant, à l’instant précis où les destins s’entremêlent, chacun d’eux sait que sa vie ne sera plus jamais la même.

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  • Bertrand et Lola – 2015 – Editions Michel Lafon

Quatrième de couverture : Pourquoi Lola a-t-elle sonné à cette porte ? Pourquoi Bertrand a-t-il ouvert à cette inconnue ? Comment peut-on tomber fou amoureux de quelqu’un en dix secondes ? Ce jour chaud du mois de juin va tout changer. Durant quelques heures de bonheur et d’insouciance, Bertrand et Lola oublient tout : elle, qu’elle va se marier dans une semaine ; lui, qu’il est reporter-photographe et ne supporte aucune attache. Malgré cette passion inattendue, tous deux prennent la plus sage et la pire des décisions : continuer leurs chemins respectifs et retourner à leur vie d’avant. Lola se marie et reprend son métier d’hôtesse de l’air. Bertrand s’envole pour un pays lointain. Mais chacun demeure prisonnier de cet amour fou. Même s’ils ont voulu vivre l’un sans l’autre, le hasard semble prendre un malin plaisir à les faire se croiser. Et puis Bertrand est capturé, pris en otage par un groupe armé lors d’un de ses reportages en Afrique. Auront-ils la moindre chance de se retrouver un jour ?

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  • Lola ou l’apprentissage du bonheur – 2016 – Editions Michel Lafon

Quatrième de couverture : La suite de l’inoubliable Bertrand et Lola. Tout aurait dû être si facile… Bertrand et Lola se sont retrouvés. Bertrand a survécu à ces terribles mois où il a été otage en Afrique, seul, déplacé de cache en cache. Lola, depuis son divorce, a décidé de ne plus mentir à personne, et surtout pas à elle-même. Désormais, ils vont former une famille et plus rien ne les éloignera l’un de l’autre. Pourtant, peu à peu, le passé s’incruste dans leur quotidien et perturbe leur bonheur. Des flashs, de plus en plus nombreux, saisissent Bertrand et le ramènent entre les mains de ses geôliers. Il s’enfonce, et occulte sa souffrance. Lola ne perçoit pas son mal-être, elle qui s’efforce pourtant d’agir au mieux, pour ses enfants, pour lui, pour son ex-mari.

Et puis, un jour, une étincelle, et la vérité explose au grand jour…Peut-on se reconstruire en homme libre quand on a été une victime ? Par-delà leurs cicatrices, Bertrand et Lola arriveront-ils à vivre leur amour, tout simplement ?

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  • La vie enfuie de Martha K. – 2017 – Editions Michel Lafon

Quatrième de couverture : Retrouvée dans la remorque d’un camion en Allemagne à la frontière polonaise, Martha est incapable de se souvenir de son identité. Personne ne sait comment elle est arrivée là. Son amnésie est totale. Et quand on lui présente son mari et son fils, quand tout prouve qu’ils sont sa famille, elle rentre près du lac d’Annecy et découvre sa vie passée. Mais au fil du temps, quelque chose cloche. Elle ne se reconnaît pas dans cette vie qu’elle doit apprendre. Une part d’elle-même a disparu, Martha en est certaine lorsqu’un nom surgit dans sa mémoire. Alors elle va enquêter. Que faisait-elle sur cette route lointaine, un matin glacé de janvier ? Y a-t-il un lien avec son travail de professeure dans une école pilote pour jeunes en difficulté ? Pourquoi n’avait-elle dans ses poches qu’un tube de rouge à lèvres ? Pourquoi, surtout, le sentiment que quelque chose – ou quelqu’un – lui manque atrocement est-il aussi ancré en elle ?  

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Sa bibliothèque, quatre questions :

  1. Vous êtes davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Angelique Barbérat : Je lis dans tous les formats ! De tout, par curiosité. Et plusieurs livres en même temps, que je corne, souligne, annote. Si je croise un livre qui m’attire, quel que soit le sujet ou le format, je l’achète ! Je vais moins en bibliothèque maintenant, par manque temps et parce que mes enfants sont grands. Il y a une dizaine d’années, nous habitions à moins de cent mètres d’une très agréable médiathèque, alors imaginez les après-midis des jours de pluie, de froid…

  1. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ?

Angelique Barbérat : Ma bibliothèque est familiale, classée par ordre alphabétique. Je ne peux pas vous emmenez devant parce que nous sommes en travaux et que tous mes livres sont encore dans des cartons. Mais, il y a ceux-là, qui sont à part…

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Ça me plaît que Kamel Daoud ait écrit ce livre. C’est ma fille aînée qui me l’a conseillé et j’ai vraiment beaucoup aimé. Mes fils ont tenu à ce que je lise Le passeur, je les en remercie. C’était une lecture de classe, une de celles qui les a marquées. J’admire Caroline Fourest, Blonde de Joyce Carol Oates est un de mes romans préférés, et mon préféré de ses romans, cette auteur me fascine.

Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq tient une place particulière dans mes lectures, je n’avais pas pu entrer dedans il y a des années, et puis, un jour, ce livre m’a saisie… C’est comme cela que fonctionne la littérature, on peut ne pas comprendre/aimer un texte, et puis on ne comprend plus pourquoi on ne l’a pas aimé…

Et si vous lisez en anglais, je vous recommande Our Stolen Future, c’est une enquête sur les méfaits des pesticides et des perturbateurs endocriniens menée par différents scientifiques à travers le monde. Ils se sont tous rendus compte de façon simultanée que les personnes vivant aux abords des lacs développaient plus de cancers et avaient des problèmes liés à la reproduction, et que les œufs des oiseaux n’arrivaient pas à maturité ou que les oisillons avaient des malformations sexuelles. C’est très intéressant et mené comme une véritable enquête.

J’ai rencontré et dîné Cantha Ang lors d’un salon à Cosne-sur-Loire en 2016. Son livre Sous le joug meurtrier, Cambodge 1975. Dans l’enfer des Khmers rouges m’a bouleversée. Il faut le lire.

 

  1. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Angélique Barbérat :  Mercedes de Stephen King. Cadeau de mon mari, mais il sommeille sur une étagère derrière mon bureau… J’attends qu’il soit « l’heure » de le lire !

  1. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Angélique Barbérat : Le dernier qui a rejoint ma pile est Un soir de Décembre de Delphine de Vigan.

Je l’avais dans ma bibliothèque depuis des années…

 

Je remercie sincèrement Angélique d’avoir accepté de jouer le jeu et d’avoir pris le temps de répondre. Elle fait partie des auteurs qui ont répondu favorablement à ma sollicitation et a été très rapide, merci beaucoup…

L.

L’artiste de la semaine : Mady de la Giraudière

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Mady de La Giraudière est née à Toulouse le 3 avril 1922. Elle a passé son enfance à Lavelanet en Ariège.

Fille d’Emile Couquet qui pendant de longues années a consacré son activité au développement de l’industrie textile Lavelanetienne. Après des études secondaires à Sainte Marie-des-champs à Toulouse, vers l’âge de 19 ans n’ayant pu obtenir l’autorisation paternelle d’entrer à l’école des Beaux-Arts, elle décide alors de se consacrer à sa passion pour le dessin et la peinture et travaille seule loin de toute influence avec pour seul maître la nature.

Vers 1955, Anatole Jakovsky, consulté, l’encourage à peindre avec plus de résolution et à continuer de se tenir à l’écart de toute influence. Elle peint alors une centaine de toiles en trois ans dont une quarantaine sont sélectionnées par Anatole Jakovsky pour une première exposition à la galerie Urban, rue du Faubourg Saint Honoré à Paris en 1958. Cette exposition fut un véritable événement car c’était la deuxième fois qu’était réalisée dans la Capitale une exposition consacrée à un seul peintre naïf.

Puis tout va s’enchaîner rapidement pour l’artiste-peintre. 1959 : exposition à Toulouse 196O : participation à l’exposition des peintres naïfs,présentée par Anatole Jakovsky à la Maison de la Pensée Française à Paris. 1961 : exposition à la galerie Henri Benezit à Paris et la même année c’est le point de départ d’une riche carrière internationale avec une exposition à Bale. 1963 : Mady de La Giraudière est invitée au Salon des Peintres Témoins de leur Temps au musée Galliera à Paris. Dès 1964 et 1965, sa présence dans les grands salons est très remarquée : – salon d’automne, salon de l’Art Sacré, salon Comparaison à Paris et Première Biennale de la peinture de Trouville.

Mady de La Giraudière est appréciée en tant que visionnaire d’un monde pur et poètique et sa peinture est une mise en images qui englobe tous les aspects du quotidien. Elle traite volontiers de sujets consacrés aux usines et travail industriel mais c’est dans les scènes bibliques que sa fantaisie inventive se manifeste avec la plus grande minutie dans le détail ornemental et poétique. La sensibilité de l’artiste est toujours un des éléments majeurs qui se dégage en premier de l’œuvre ; rêve et réalité se mêlent alors dans cet univers du merveilleux, où nous découvrons, la poésie des animaux, les sites grandioses d’un pays féerique. Les éléments d’un paysage sont d’un autre univers à travers les yeux de l’artiste et c’est un véritable conte de fée que Mady nous raconte dans son œuvre. Elle est une autodidacte qui opère par instinct en laissant parler son cœur et sa grande sensibilité.

L’œuvre de Mady de La Giraudière a franchi les frontières et de très nombreuses expositions tant en France – Paris, Toulouse, Lille, Lavelanet, Nice, etc… qu’à l’étranger – New York, Londres, Chicago, Los Angeles etc…ont jalonné sa riche carrière.

 

Mady de La Giraudière peut abandonner ses pinceaux et c’est avec la plume qu’elle exprime alors la poésie du quotidien à travers contes et poèmes. Elle a illustré des ouvrages et participé à plusieurs émissions de radio et de télévision. Son œuvre conserve une belle unité qui reflète la personnalité, l’originalité et le romantisme de l’artiste. Chaque nouvelle exposition est toujours un événement attendu car la peinture de Mady est tellement haute en couleurs, rieuse et pétillante et elle lui ressemble tant.

Mady de La Giraudière est Officier des Arts et Lettres. Elle a reçu de nombreux Prix et Récompenses français et étrangers.

 

 

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L’artiste de la semaine : Paul KLEE

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Paul KLEE (1879 – 1940) est un peintre suisse. Fils d’un professeur de musique, il fréquente les écoles de Berne puis s’inscrit à l’académie de Munich. Son premier voyage en Italie en compagnie du sculpteur suisse H. Haller date de 1901, l’artiste en fournit de précises observations et de fins jugements dans les lettres à ses proches et dans ses Journaux (1898 – 1918). Sa longue période d’apprentissage et de formation se poursuit durant les années suivantes à bernes, années qu’il consacre à la musique, au dessin, et à la lecture de classiques à cette époque il a l’occasion de voir des œuvres de W. Blake, G.Klimt, Goya et durant un séjour à Paris, de Leonard de Vinci et Rembrandt. Il poursuit parallèlement des recherches sur le graphisme et la couleur par une série de dessins.

En 1912, il rencontre à Paris R. Delaunay et le milieu cubiste orientant ainsi sa propre recherche d’une analyse introspective sur les valeurs psychologiques des formes cers les problèmes de la lumière, de couleur, de mouvement et de temporalité. Lors d’un voyage en Tunisie avec deux amis peintres, Klee découvre définitivement la couleur « C’est le moment le plus heures de ma vie : la couleur et moi sommes une seule chose. Je suis peintre ».

En 1918, il utilise davantage la peinture à l’huile et réalise des compositions très libres où il introduit des signes et des lettres.

Il a une manière bien à lui de saisir le réel et de le transposer sur un mode imaginaire. Il s’agit d’images magiques et riches de mystère, toutes de petits formats, où les zones de couleur souvent très lumineuses s’ordonnent en fonction de structures abstraites et s’accompagnent de fins signes graphiques.

Atteint d’une sclérodermie, le rythme ralentit sa dernière production, qui prend un caractère plus dramatique, les signes noirs épais deviennent essentiels et obsessionnels et présentent de funèbres analogies avec des barreaux et des symboles nocturnes.

Soixante-cinq ans plus tard sera érigé, dans la ville de Berne, le musée consacré à l’œuvre de Klee. Il réunit la plus grande collection au monde de ses productions.

Ouvert en 2005, le musée regroupe près de la moitié de l’œuvre de l’artiste. Au total, 4000 tableaux, aquarelles et dessins sont exposés par rotation, dans trois bâtiments en forme de vagues, conçus par Renzo Piano, près du cimetière où l’artiste repose. Un musée pour enfants et des salles de spectacle rappellent qu’il fut aussi musicien, poète et pédagogue.

Paul Klee laisse un immense héritage. Il a su exprimer le fait que le tableau doit être une chose organique en lui-même, comme sont organiques les plantes et les animaux, tout ce qui vit au monde et dans le monde. C’est là l’affirmation la plus importante de l’œuvre de Paul Klee, qui annonce par là la « peinture inobjective » de Robert Delaunay, dont il a commencé à appliquer les principes de rythme de couleur à partir de 1913. Il devance les surréalistes par ses visions, son goût du rêve, son abandon à l’irrationnel, et les abstraits par ses fonds musicaux qui ne sont que taches de couleur et suggestion de mélodie

Je vous invite à découvrir son œuvre tout au long de cette nouvelle semaine.

 

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Un auteur, sa bibliothèque, 4 questions : Olivier NOREK

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Un auteur, sa bibliothèque, 4 questions 

Le nouveau rendez-vous sur la page Les lectures de Louise

Un auteur : Olivier Norek

Olivier Norek, né à Toulouse, est un écricain et scénariste français, lieutenant de Police judiciaire de Seine Saint Denis.

Il a exercé en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières pendant trois ans. Dans ce cadre là, il participe à la réhabilitation d’un hôpital en Guyane ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’Ex-Yougoslavie. Il devient ensuite lieutenant de Police à la section des enquêtes et recherches du SDPJ 93. Il est actuellement en disponibilité.

Il a trois romans à son actif publiés aux éditions Michel Lafon avec comme personnage principal le Capitaine Coste : Code 93 en 2013, Territoires en 2014 puis Surtensions en 2016.

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En 2017, Olivier Norek propose un quatrième roman, Entre deux mondes publié chez Michel Lafon qui a pour toile de fond la jungle de Calais.

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Sa bibliothèque, quatre questions :

1. Vous êtes davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Olivier Norek : Peu m’importe… ce que j’aime faire, c’est demander à quelqu’un quel est l’un de ses livres préférés et de m’y plonger… sa taille et sa provenance n’ont aucune importance !
2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ? (Classement alphabétique, une pile de bouquins à côté du lit…)

Olivier Norek : Plusieurs bibliothèques, initialement prévues pour les grands formats, ou pocket ou beaux livres et au fur et à mesure du temps, ce sont devenus des meubles informes débordants de tout et n’importe quoi… comme dans ma tête en fait !

3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Olivier Norek : Celui que je repousse, années après années… c’est un peu honteux mais c’est Gödel Escher Bach, un livre de réflexion, un peu comme « Sapiens »… je sais qu’il va me retourner la tête, mais j’ai du mal à l’ouvrir !

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4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Olivier Norek : Le nouveau Jacques Saussey, en avant première, juste pour moi… il est là, en manuscrit, devant moi et je sais à quoi je vais passer mon après midi !

 

Merci Olivier d’avoir pris un peu de temps pour répondre !

L.

L’artiste de la semaine : Claude Monet

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Claude Monet, né le 14 novembre 1840 à Paris et mort le 5 décembre 1926 à l’âge de 86 ans à Giverny, est un peintre français et l’un des fondateurs de l’impressionnisme.

Né sous le nom d’Oscar-Claude Monet il grandit au Havre et est particulièrement assidu au dessin. Il commence sa carrière d’artiste en réalisant des portraits à charge des notables de la ville. En 1859, il part à Paris tenter sa chance. Après quelques cours pris et après son service militaire, Monet se fait remarquer pour ses peintures de la baie d’Honfleur. En 1986, il connaît le succès au salon de peinture et de sculpture grâce à La femme en robe verte représentant Camille Doncieux qu’il épouse en 1870.

Ensuite, il fuit la guerre de 1870 à Londres puis aux Pays-Bas. Dans la capitale anglaise, il fait la rencontre du marchand d’art Paul Durand-Ruel qui sera sa principale source de revenu pendant le reste de sa carrière. Revenu en France en 1871, il participe à la première exposition des futurs peintres impressionnistes en 1874.

En 1876, il rencontre Ernest Hoschédé, un mécène qui va rapidement faire faillite. En 1878, ce dernier, sa famille et celle de Monet emménagent dans une maison commune à Vétheuil. La mort de Camille en 1879 et les nombreuses absences d’Ernest, conduisent au rapprochement de Monet et d’Alice Hoschedé. En plus de peindre intensivement la Seine, Claude se rend régulièrement sur la côte Normande pour peindre. En 1883, lui, ses deux enfants et la famille Hoschedé emménagent définitivement à Giverny. C’est à partir de cette période que prennent fin ses ennuis financiers et que commence une certaine fortune qui n’ira qu’en s’accroissant jusqu’à la fin de son existence.

À partir de 1890, Monet se consacre à des séries de peintures, c’est-à-dire qu’il peint le même motif à différentes heures de la journée, à diverses saisons. Il peint alors parfois des dizaines de toiles en parallèle, changeant en fonction de l’effet présent. Il commence par  Les Meules, puis enchaîne successivement Les Peupliers, la Série des Cathédrales de Rouen, celle des Parlements de Londres et  Les Nymphéas de son jardin, qu’il décline en grand format pour peindre de grandes décorations. En effet, depuis 1903, Monet s’adonne intensivement au jardinage. En 1908, il peint également à Venise mais sans faire de série.

La fin de sa vie est marquée par le décès d’Alice et par une maladie, la cataracte, qui affecte son travail. Il s’éteint à 86 ans d’un cancer pulmonaire.

Monet peint devant le modèle sur l’intégralité de sa toile dès les premières ébauches, il retouche ensuite de nombreuses fois jusqu’à ce que le résultat le satisfasse. Contrairement à ce qu’il affirme, il termine la plupart de ses toiles en atelier, prenant modèle sur les premières peintures d’une série pour peindre les autres.

D’un caractère parfois difficile, prompt à la colère comme au découragement, Claude Monet est un grand travailleur qui n’hésite pas à défier la météo pour pratiquer sa passion. Monet résume sa vie ainsi de la meilleure manière : « Qu’y a-t-il à dire de moi ? Que peut-il y avoir à dire, je vous le demande, d’un homme que rien au monde n’intéresse que sa peinture – et aussi son jardin et ses fleurs ? »

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La route de Versailles à Louveciennes, effet de neige, 1870

Nous découvrirons tout au long de la semaine des toiles de ce peintre que j’affectionne particulièrement,

Bonne semaine,

L.

 

Danser, encore – Julie de Lestrange – Editions Mazarine

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Quatrième de couverture

Alexandre, Marco et Sophie connaissent une amitié de trente ans et autant d’amour, de blessures, de déceptions et de joies. Désormais adultes, confrontés au poids du quotidien et des responsabilités, à l’existence et ses tourments, sonne l’heure de faire des choix.Mais que reste-il des certitudes lorsque le sort frappe au hasard ? Juste un vertige, profond et déroutant, des liens indéfectibles, et parfois comme la nécessité de respirer, le besoin de danser et celui de s’aimer. Découvrez la bande de copains drôles et attachants qui a fait le succès d’Hier encore, c’était l’été, et plongez dans une magnifique histoire d’amitié, un hymne à l’entraide, qui fait la part belle à la vie et à notre humanité.

Mon avis

Quel plaisir de retrouver cette joyeuse bande de copains… Ils ont grandi bien sûr, mûris et surtout ils font face aux épreuves de la vie. Comme dirait ma Belle Maman, petits, petits soucis, grands, grands soucis !

L’amitié, la famille, les relations fraternelles, sont les thèmes de ce deuxième opus.
J’ai lu cette suite comme on regarde une saga télévisée d’été, c’est très plaisant de replonger dans l’univers de Julie. J’ai trouvé cette suite un peu plus « triste » mais ce n’est pas tout à fait le terme, les différents personnages se heurtent à la réalité de la vie qui n’est pas toujours rose.

Je vous rappelle que vous pouvez découvrir Hier encore, c’était l’été publié aux éditions Livre de Poche.

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Quatrième de couverture

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir apprendre à se battre pour exister. À travers les drames subsistent l’amitié, les fous-rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera. Tendre portrait d’une génération, Hier encore c’était l’été est un roman résolument optimiste qui accroche le cœur pour ne plus le lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines.C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie

Mon avis

Allez, hop ! Dès les premiers chapitres vous êtes embarqués avec Alexandre, Marco, Sophie, Anouck, Marie… Une joyeuse bande d’amis, cousins, frères et sœurs : un beau mélange !

Avec eux, vous allez sourire, grandir, mûrir, pleurer, vous révolter mais aussi vous amuser, et tomber amoureux ! Un chouette programme qui fait que je suis impatiente de lire la suite car oui, d’ici là fin de l’année, nous pourrons les retrouver.

Ce qu’il m’a plu ce sont ces relations familiales et amicales : père-fils, frère-soeur, petit-fils – grand-mère, meilleurs amis. Cette complicité qui existe entre deux personnes et ce lien qui font que l’on traverse des épreuves de la vie ensemble.

Ce livre a fait écho en moi ! Un très joli roman !

A lire ! Je vous souhaite de prendre autant de plaisir que moi en lisant des deux romans divertissants.

La seule question que je me pose : y-aura-t-il un troisième ? Aurons-nous l’occasion de retrouver Marco, Pénélope, Alexandre, Anouck, Sophie… J’ose l’espérer !

Je remercie encore une fois les Editions Mazarine Mazarine de m’avoir permis d’organiser mon premier concours, encore félicitations à Sabrina !

Bonne lecture,

L.