Un auteur, sa bibliothèque, 4 questions : Gilles PARIS

logo_lectures_louise_couleur

 

 

Un auteur, sa bibliothèque, 4 questions 

Le nouveau rendez-vous sur la page Les lectures de Louise

Un auteur : Gilles Paris 

Avant tout, commençons pas découvrir cet auteur qui m’a fait la primeur de répondre immédiatement à cette sollicitation. Je l’en remercie sincèrement.

Gilles Paris est né le 5 avril 1959 à Suresnes (92).

Il a vécu plusieurs vies professionnelles : serveur, testeur de médicaments, garçon de bureau au Monde, concepteur de dossier de presse notamment pour Maniel Canovas et Dior, il a également intégré le Ministère de la Jeunesse comme documentaliste. Il dirige la société APS, un argus de la  presse spécialisée dans le spectacle, agence qu’il a lui-même crée. .

Après une parenthèse d’un an en Afrique et en Grèce, il intègre le milieu de l’édition comme pigiste pour des magasines, en parallèle, il devient attaché de presse, directeur de service presse chez deux grands éditeurs.

Depuis 2006, il dirige une agence de communication qui porte son nom, spécialisée dans l’édition puis s’étend sur la musique et manifestations culturelles.

Il a fait ses premiers pas dans l’écriture en 1991 en publiant son premier roman Papa et Maman sont morts réedité en Point-Seuil. En 2002, Autobiographie d’une courgette voit le jour chez Plon. En 2012, Au pays des kangourous sort aux éditions Don Quichotte. L’été des lucioles, son quatrième roman, paraît en 2014 aux éditions Héloïse d’Ormesson.

livre gp    Autobiographie-d-une-courgette  sm_cvt_Au-pays-des-kangourous_7858   gp

 

 

 

Enfin, son petit dernier, Le vertige des falaises est publié en 2017.20170508_100302[1]

Ma vie de courgette est le film d’animation réalisé par Claude Barras sorti en 2016. Il a été adapté du livre de Gilles et a reçu le César du meilleur film  d’animation et de la meilleure adaptation en 2017.

Ma vie de courgette

Gilles Paris vit plusieurs vies pour notre plus grand bonheur.

Sa bibliothèque, quatre questions :

1. Vous êtes davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Gilles Paris : Plutôt livres neufs, grand format ou poche. Je demande très peu de dédicaces aux écrivains, aussi je tiens beaucoup à celles que j’ai. De Françoise Sagan à Salman Rushdie, de Delphine Bertholon à Monica Sabolo.

2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ? (Classement alphabétique, une pile de bouquins à côté du lit… )

Gilles Paris : J’ai plusieurs bibliothèques que je n’ai jamais rangées. C’est donc un désordre de tailles, de formats, toutes maisons d’éditions mélangées. Je ne m’y retrouve pas. Il serait temps d’y mettre un ordre.

Gilles Paris         

    Gilles Paris2

3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Gilles Paris : Tous ceux des auteurs que j’aime et que je n’ai pas toujours le temps de lire. J’ai parfois trois ans de retard sur une parution. Qu’ils me pardonnent. Je rêverais qu’une journée de vingt quatre heures en fasse soixante douze et ne pas avoir besoin de dormir.

4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Gilles Paris : Summer de Monica Sabolo, et encore il circule beaucoup parmi mes amis. Le roman qui m’a profondément percuté en cette rentrée.

images

Pour terminer, Gilles Paris participe au rendez-vous de l’artiste de la semaine : 

Gilles Paris : Peter Martensen, un peintre danois, dont l’humain est au centre de ses œuvres.

Je vous donne donc rendez-vous lundi pour en savoir davantage sur ce peintre !

 

Encore un grand merci à Gilles,

L.

Publicités

L’artiste de la semaine : Tex Avery

logo_lectures_louise_couleur

Tex_Avery

 

Cette semaine, j’ai choisi de retomber en enfance.

Tex Avery, de son vrai nom Frederick Bean Avery, est née le 26 février 1908 au Texas et décède le 26 août 1980 à l’âge de 72 ans en Californie.

Il s’est intéressé très jeune à l’animation. Il dessinait des bandes dessinées au lycée et a passé un été à étudier l’art au « Chicago Art Institut ». Tex déménage pour la Californie au début des années 30 et rentre dans l’animation en travaillant pour Walter Lantz de Universal comme « intervalliste ». Avec Lantz, il apprend tout le processus de l’animation. En 1935, Tex part travailler pour la Warner où il crée PorkyPig, DaffyDuck et Bugs Bunny. Ses dessins animés seront ceux qui auront le plus de personnalité, surtout comparés à toutes les imitations de Disney que l’on pouvait voir à cette époque. Il travaille jusqu’en 1941 pour la Warner.

En 1942, il rejoint la MGM Metro Goldwyn Mayer cartoon studio. Le personnage MGM le plus célèbre d’Avery apparaît pour la première fois en 1943 dans Dumb-Hounded : Droopy. C’est un chien très calme et apathique, presque désabusé, qui gagne toujours à la fin sans jamais produire le moindre effort physique.

De 1954 à 1955, Avery restera aux studios de Lantz le temps de diriger quatre nouveaux dessins animés. Studio dans lequel il définira le caractère de Chilly Willy le manchot. Malgrè deux nominations aux Oscars en deux ans, Avery quitte les studios de Lantz à la suite d’un désaccord salarial en 1955, ce qui mettra fin à sa carrière dans le monde de la production cinématographique, alors qu’il a moins de 50 ans.

Dans les années 1960, il se reconvertit dans la publicité télévisuelle dessinant à nouveau des personnages de la Warner Bros. Puis Avery fait donc un ultime retour dans l’animation la dernière année de sa vie en travaillant à la Hanna Barnera Production

Si l’on devait définir le style Avery, on pourrait dire qu’il est le contraire de celui de Walt Disney, référence du genre à l’époque. Malheureusement, Tex Avery est devenu une référence sur le tard.

Tout au long de la semaine, vous découvrirez ses personnages !

A tout à l’heure,

L.

Les âmes rivales – René Manzor – Pocket

logo_lectures_louise_couleur

20171126_194108

Quatrième de couverture

Nouvelle-Orléans, 1975. Dans la pénombre de l’église, une fillette supplie le prêtre de l’aider : un homme étrange qui se dit son ami la suit partout, mais elle est la seule à le voir, personne ne la croit ! Elle s’appelle Cassandre, elle est terrifiée, et le prêtre ne trouve pas les mots… la fillette s’enfuit. Dix ans après, à New York, quand Cassandre tombe follement amoureuse, la peur revient : le fantôme qui la hante depuis son enfance n’acceptera jamais de rival… « On s’accroche à ce roman comme à une furieuse envie de vivre.

Mon avis

Rapidement, nous sommes plongés dans la vie de Thomas, Matt, Mélie et Cassandre. Nous faisons quelques allers-retours dans les années 1975, 1980, puis 2010, ce qui nous permet de comprendre les liens entre eux, c’est rudement bien mené. Les personnages sont très attachants, le lecteur n’a qu’une envie, c’est de les aider.

Lecture très agréable même si je ne suis pas une adepte du fantastique, un soupçon de surnaturel qui crée une certaine addiction à l’histoire. Les pages se tournent plus rapidement, René Manzor installe un rythme soutenu très appréciable.

René Manzor possède une sensibilité dans son écriture qui entraine une sympathie même avec le personnage le moins aimable ! Je ne sais pas si cela se dit, mais, je dirai que René Manzor a une « écriture visuelle ». C’est peut-être lié à son métier initial (réalisateur, scénariste…).

Une vraie réussite !

 

 

Concours : Tentez de gagner le dernier livre de Julie de Lestrange – Danser, encore -Editions Mazarine

 

logo_lectures_louise_couleur

 

 

Danser-encore

 

Pour participer, rien de plus simple, il vous faut :

  1. Liker la page de l’auteur Julie de Lestrange
  2. Liker la page des Editions Mazarine 
  3. Liker la page Les Lectures de Louise 
  4. S’abonner au blog Les Lectures de Louise 
  5. Valider votre participation avec un commentaire sous le post du concours sur la page Les Lectures de Louise et n’hésitez pas à inviter vos amis !

Soyez vigilants et cliquez bien sur la photo avant d’écrire votre commentaire sinon il ne sera pas pris en compte !

Fin du concours le 1er décembre, résultat le 3 décembre. Le livre sera adressé directement par les Editions Mazarine

Tirage au sort, 1 gagnant –

Bonne chance à tous !

L.

restez-calme-et-bonne-chance[1]

L’artiste de la semaine : Niki de Saint Phalle –

logo_lectures_louise_couleur

Niki

Niki de Saint Phalle, née Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, à Neuilly sur Seine le 29 octobre 1930 et décédée en Californie le 21 mai 2002, est une plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films.

Elle a également été mannequin, mère de famille puis à aborder l’art de manière autodidacte. Elle faisait partie du groupe des Nouveaux réalistes.
Elle est connue pour ces œuvres comme les tirs, les Nanas sans oublier le Golem, les Black Hereos.

Niki de Saint Phalle a soutenu plusieurs causes : celle des Noirs américains, celle de la libération des femmes du patriarcat, celle des malades atteints du sida (elle s’est engagée dans l’association AIDES, et a réalisé avec son fils un film sur le sujet).

Tout au long de la semaine, vous découvrirez ses œuvres !

A tout à l’heure,

L.

 

 

Petit déj’ littéraire avec Christophe VASSE

logo_lectures_louise_couleur

Petit déj’ littéraire à la médiathèque d’Escosse organisé par le réseau des Médiathèques Communauté de Communes Portes d’Ariège Pyrénées

20171118_104634[1]

Animé par Violaine Barde, directrice de la médiathèque et Marie Darboure, correspondante presse Le Petit Journal et gestionnaire de la page Facebook (FB) « Aujourd’hui j’ai ».

201706110628-full[1]

Christophe Vasse présente son livre couronné par le Prix du polar 2017 Femme Actuelle Celle qui ne pleurait jamais publié aux éditions Les nouveaux auteurs – Juillet 2017 – ISBN 978 2 8195 04450

20171119_152359

Faisons connaissance avec Christophe !

Ingénieur aéronautique – aérospatial, il écrit depuis une quinzaine d’années. Il précise que jusqu’au Bac de français, il lisait peu, n’aimant pas les lectures imposées.

Avant ce bouquin, deux l’ont précédé dont le premier en 2008. Il a tenté d’être publié mais sans succès : soit il ne recevait pas de réponse, soit un courrier type été adressé.

Pour ce dernier, sa compagne l’a inscrit en ligne sur le site « Les nouveaux auteurs ». Des lecteurs volontaires lisent des ouvrages et les évaluent en notant leurs appréciations. Sa compagne l’a également inscrit pour le concours Femme Actuelle 2017. Christophe nous raconte une petite anecdote relative à sa nomination comme lauréat : « Nous étions au cinéma, juste avant que la lumière s’éteigne, ma compagne regarde ses mails et me dit : tu es bien assis ? Tu as gagné ! C’est toi ! »
Nous pouvons percevoir cette émotion encore présente lorsque Christophe nous en fait part.
Par la suite, le 27 avril, Gilles Legardinier, président du jury, lui remettait son prix. « C’est un grand moment » nous rapporte Christophe. Gilles est « très humain », il a partagé des conseils aux quatre lauréats notamment « le fait d’écrire pour soi » et aussi « écrire sur ce que l’on a envie ».

Parlons un peu de ce polar et de sa façon d’écrire !

Christophe avoue qu’il y a une part d’autobiographie dans ce livre.

Les relations familiales, la relation père-fille sont des sujets qui lui tiennent à cœur.

Christophe évoque la construction d’un personnage principal, ce n’est pas simple. Dans de nombreux polars, le flic a une étiquette collée, souvent celle du flic alcoolo. Le sien est bipolaire, pour lui cette ambivalence est intéressante. Il aime travailler les contrastes, faire évoluer les personnages et surtout surprendre le lecteur.
Pour tisser cette construction, tous ses personnages sont placés sur le papier. Il trace des liens entre eux puis construit son histoire. Chaque protagoniste doit interagir avec les autres.
Christophe, à travers ses personnages, évoque ses goûts notamment lorsque Gabrielle lit du polar, ou encore Albert Camus, Émile Zola et Millénium de Stieg Larsson. Il y a de nombreuses références culturelles dans ce livre. Son intrigue est bâtie sous forme de scènes. L’histoire est construite jusqu’à la fin — « Je sais où je vais ». Au fur et à mesure de l écriture, son histoire évolue.

Pour écrire, Christophe a besoin d’une lumière tamisée et de silence. Il écrit régulièrement, le soir jusqu’à tard dans la nuit. Il précise qu’il préfèrerait écrire le matin (fin de matinée jusqu’au début d’après-midi) mais son emploi du temps ne le lui permet pas.

Pour ses travaux, internet est une source d’informations incontournables. Mais, il d’appuie aussi sur des sources plus traditionnelles : dictionnaire, encyclopédie, études sur les tueurs psychopathes… ; souvent consultées en bibliothèque.

Son comité de lecture personnel est composé de sa compagne, de sa maman et de son papa.

Le futur ?

Actuellement, Christophe écrit sa quatrième fiction, qui sera un thriller psychologique. En parallèle, il remanie l’écriture de son premier roman.

Après les romans, son rêve serait d’écrire pour le cinéma.

N’hésitez pas à le suivre sur sa page FB

Ses conseils lectures

Tokyo de Mo Hayder et d’autres de l’auteur
L’impératrice des mensonges d’Eleanor Cooney et Dan Altieri

received_868647256627035

Son artiste favori

Le peintre : Jérôme Bosch (1453 – 1516)

Bosch
« Le jardin des délices » Christophe passerait des heures à analyser les toiles de ce peintre.

 

Je me suicide et je reviens – Françoise DORNER – Editions Albin Michel

logo_lectures_louise_couleur

Quatrième de couverture

«  Je sentais la pointe du crayon repérer les marques du temps, des épreuves, du chagrin… Un homme était en train d’écrire sur moi. De travailler sur ma peau. De marquer son territoire…  »

Mon avis

Titre déjanté comme j’aime ! C’est d’ailleurs ce qui m’a attiré, sans oublier sa couverture acidulée.

Louise, la petite fille de Thérèse, est prête à se prostituer pour permettre à sa grand-mère d’aller chez Pierre Aston, son chirurgien esthétique.
Louise est très touchante. Elle se sacrifie même si ce n’est pas une évidence pour elle et ses interrogations la font douter. Sa seule préoccupation est le bonheur de sa grand-mère !
Ce roman est en quelque sorte un conte, je l’ai lu ainsi et je l’ai apprécié. Seul bémol, j’aurai bien continué un peu plus l’histoire parce qu’on s’y sent bien.

Roman divertissant !

Référence

Je me suicide  et je reviens – Françoise DORNER – Éditions Albin Michel

EAN13 : 9782226398987

Novembre 2017

Entre deux mondes – Olivier Norek – Editions Michel Lafon

logo_lectures_louise_couleur
20171022_180119

Quatrième de couverture

Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences.

Mon avis 

Chamboulée, ce livre m’a chamboulée.

J’ai lu ces premières pages comme un reportage, un documentaire sur ce que vivent ces migrants qui arrivent à Calais avec l’espoir de rejoindre l’Angleterre pour fuir leur pays.
Un documentaire expliquant aussi les difficultés que rencontrent les forces de l’ordre. Ce sentiment d’abandon  éprouvé par ces policiers pour faire face à cette jungle est très poignant.

Ces différents regards sur cette situation m’ont perturbé, j’ai dû faire une pause de quelques jours avant de poursuivre.

Et puis, Adam, Kilani, Bastien, Manon et Jade ont pris place et se sont installés dans cette histoire, ce roman… Je les ai retrouvés avec l’envie de découvrir la suite.
Nora et Maya resteront gravées en moi.

Seul bémol, à  mon goût, une partie de l’intrigue (partie policière) aurait pu être davantage développée, j’étais prête pour un roman plus long.

Habituellement, je ne suis pas une grande fan des bouquins qui ont eu de nombreuses critiques positives. Je suis un peu méfiante  mais j’avoue quel bouquin !

Bravo Olivier !
Je pense qu’en tant qu’auteur vous avez dû être sacrément chamboulé !

Lisez-le, vraiment, Lisez-le  !