Un vrai bonheur d’échanger avec Charlotte Léman que je souhaitais vous permettre de connaître davantage ! C’est une auteure que j’affectionne particulièrement que je suis depuis plusieurs années.

J’ai un coup de cœur pour « A l’heure Suisse » car c’est avec celui-ci que j’ai découvert sa plume ! Depuis, je prends un réel plaisir à découvrir son dernier roman… Depuis deux ans, Charlotte est publiée aux éditions L’Archipel, c’est tellement mérité !

Je me tais, et je vous laisse la découvrir !

Bonjour Louise, merci pour cette invitation.

Parle nous de toi ! Qui est Charlotte Léman ? Quelle femme es-tu ?

Je suis une femme, une mère, une fille, une amie. L’amitié occupe une place importante dans ma vie, elle est nécessaire à mon équilibre, c’est la raison pour laquelle elle occupe une place si centrale dans mes romans. La sororité aussi, cet élan qui pousse instinctivement à aller vers d’autres femmes, à s’entraider. C’est arrivé plus tard, avec l’âge mais c’est aujourd’hui quelque chose d’instinctif. Ce n’est pas un hasard si je raconte toujours des histoires de femmes…

J’ai un fort attachement à mes racines, elles ont façonné l’adulte que je suis devenue. Et ce sentiment est encore plus fort depuis que je vis à l’étranger.

Je dirais que j’essaie d’être une femme bien dans ses baskets, j’y travaille encore, et fidèle à ses convictions. Avec le temps j’apprends à avoir plus confiance en moi, à m’affirmer, quitte à déplaire.

Tes qualités ?

Je suis une personne sur qui on peut compter.

Tes défauts ?

Je suis parfois trop exigeante avec les autres. Et aussi, je suis légèrement psychorigide de l’organisation.

Comment es-tu devenue auteure ? Quel a été ton parcours ?

Grâce à un projet d’expatriation. Quand je suis arrivée en Suisse alémanique en 2015, je ne connaissais personne, je n’avais aucun repère, écrire a d’abord été un passe-temps puis très vite c’est devenu une nécessité, un moyen de garder le contact avec mes racines, avec la langue française. J’ai publié mon premier roman « AntidépresSoeurs » en auto-édition sur Amazon en mai 2017, depuis je n’ai pas cessé d’écrire.

Tu es publiée depuis deux ans maintenant aux éditions L’Archipel, qu’est ce qui a changé en toi ? Quelle auteure deviens-tu ?

Je me mets beaucoup plus la pression 😉 J’ai la chance d’avoir une éditrice et une maison d’édition qui me portent tout en me laissant ma liberté, c’est important pour moi. Depuis que les citrons ont rejoint la collection Instants Suspendus des Éditions de l’Archipel beaucoup de choses ont changé dans ma vie d’auteure.

Voir mes romans en librairie est un rêve devenu réalité. Les publications dans les magazines, les affiches en gare, passer à la télé dans une émission littéraire… c’est juste incroyable.

Et puis, la magie des rencontres avec les lecteurs, tous ces messages que je reçois de personnes qui m’écrivent que mes livres leur ont fait du bien, c’est tellement d’émotions.

Je n’ai pas l’impression d’avoir changé. Je ne l’espère pas.

Peux-tu nous expliquer comment écris-tu ? As-tu des rituels ?

En général, j’hésite entre plusieurs sujets, une fois mon choix arrêté, une sorte de mécanique inconsciente se met en place, les idées fusent. J’adore cette phase où ça peut partir dans tous les sens. Je travaille avec des post-it et des feuilles volantes, je m’installe sur la table du salon, j’ai besoin d’avoir une vue d’ensemble. Je choisis le destin de mes protagonistes, c’est super excitant… Vient ensuite la phase d’écriture, une routine quotidienne pour ne pas perdre le fil. J’écris le matin, avec du café en perfusion même si je sais que ce n’est pas bon pour la santé !

Parle nous de tes livres ? Que conseillerais-tu a une nouvelle lectrice ?

Chacun de mes livres a une histoire qui est plus ou moins liée à la mienne. Même si mes romans sont des fictions, ils racontent toujours un peu de moi.

J’ai une tendresse particulière pour la trilogie « AntidépresSoeurs », elle marque le début de cette aventure. Et puis je me suis permis une certaine liberté de ton que je ne m’autorise plus aujourd’hui. À méditer 😉

« Mes montagnes russes » & « À l’heure suisse » sont des romans qui font voyager. « Et si l’herbe était vraiment plus verte à la campagne ? » est un retour aux sources. « La délicieuse imposture du chant des sirènes » interroge sur ce qu’on attend de la vie et sur les méandres dans lesquels il est facile de se perdre.

Nos envies de lecture sont souvent liées à notre humeur, alors s’il fallait conseiller un nouveau lecteur que je ne connais pas, je lui recommanderais « Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée » qui semble faire l’unanimité.

Et toi, quelle lectrice es-tu ? Quelle place la lecture occupe-t-elle ? Quels romans lis-tu ? Arrives-tu à lire en période d’écriture ?

Mes lectures correspondent à mon état d’esprit. Un besoin d’apprendre ou de me divertir. Mon genre de prédilection est le thriller. Je lis le soir, dans mon lit… et depuis peu, avec des lunettes 😉

Je lis en période d’écriture mais jamais un livre en rapport avec le thème de mon roman, j’ai peur de me laisser influencer ou au contraire de m’interdire d’explorer certaines pistes parce que d’autres l’ont fait avant.

Un grand merci à toi ! Merci pour ta disponibilité, pour tout ! Continue de le faire voyager ! Ps : j’espère qu’il y aura une suite à « A l’heure Suisse » !

Merci Louise pour cette interview, c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi. Et merci pour ton soutien depuis le tout début de cette aventure.

Amitiés,

Charlotte

La bibliographie de Charlotte Léman :

A l’heure Suisse :

Quatrième de couverture : Quand Camille, Parisienne de 32 ans, débarque à Fuchsdorf – petit village suisse – avec ses deux valises pour panser un chagrin d’amour, elle n’a qu’une idée en tête, rentrer au plus vite à Paris. Entre un pays dans lequel elle n’a aucun repère, des collègues peu accueillants et ses amies qu’elle a laissées en France, dire que les premiers temps sont difficiles est encore en deçà de la réalité. Et pour ne rien arranger, il y a l’énigmatique Nils, aussi agaçant que séduisant, qui a le don de la surprendre dans les situations les plus improbables ! Pourtant lorsqu’elle rencontre Rosa, sa voisine septuagénaire, les choses vont commencer à changer pour Camille. Et si dans le fond c’était elle qui était en train de changer ? Le bonheur est parfois là où on ne l’attend pas…

Mon avis : Cliquez ici !

Antidépressoeurs :

Quatrième de couverture : Il était une fois deux amies : Charlotte, pétillante communicante chez Love Empire, la start-up de l’amour, est larguée sans préavis par son gentil mari pour une jeune & jolie collègue. Très mauvais timing avec les rides qui s’installent et cette maudite quarantaine qui approche. Il aurait pas pu plus mal choisir son moment, celui-là ! Bien décidée à renoncer aux hommes, Charlotte se réfugie dans le célibat et les sextoys. Enfin ça, c’était avant l’arrivée de son nouveau boss. Valentine, rédactrice au magazine ExceptionnElles, s’essouffle entre ses obligations professionnelles et son rôle de mère de famille. Comme toutes les héroïnes, Valentine a un super pouvoir. Elle a développé au cours des dernières années la faculté de devenir totalement transparente mais, bizarrement, ce pouvoir n’opère que sur son conjoint. Heureusement, son amour de jeunesse va ressurgir du passé (bon ok, on est allé un peu le rechercher) pour réveiller la Belle aux abois endormie. Mais, au XXIe siècle, hors de question d’être larguée par le prince et de finir seule la soupe à la citrouille ! Et si quarante ans était l’âge de la déraison ? Ce n’est pas une liste de défis élaborée sous perfusion de champagne qui va nous dire le contraire? Une comédie romantique piquante & sexy avec deux héroïnes exceptionnellement normales. De l’amour, mais pas pour toujours ; du rire, beaucoup ; des larmes, un peu et l’amitié comme thérapie contre la déception amoureuse.

Mon avis : Cliquez ici !

Amoureuses :

41LT5I4lulL.jpg

Quatrième de couverture : Après des vacances de maman solo bien trop « solo » à son goût, Charlotte retrouve Paris et son poste de communicante chez Love Empire, la start-up de l’amour. Heureusement, la perspective du retour de Mathieu, son boss charismatique et amant, vient égayer son quotidien morose. Mais les retrouvailles ne vont pas tout à fait se passer comme prévu…

De son côté, Valentine, rédactrice au magazine ExceptionnElles, a enfin classé, archivé (ou presque) le dossier Alexis, son amour de jeunesse, et décide de donner une dernière chance à son couple. Mais pour cela, il faut être deux…

Entre métro, boulot, bobos et loupiots, la rentrée ne s’annonce pas de tout repos pour les deux meilleures amies pourtant bien décidées à ne pas renoncer à leur part du gâteau. Heureusement, il n’y a pas d’âge pour (re)tomber amoureuses…

Home sweet Home !

Quatrième de couverture : Encore une année d’écoulée, à peine le temps de profiter des vacances que l’heure de la rentrée a déjà sonné, avec son lot de surprises.
Parfois mauvaises, lorsque Mathieu annonce à Charlotte que pour obtenir cette promotion qu’elle espérait tant, il lui faudra d’abord assurer le lancement de Night date. Entre intendance du quotidien, prémices de l’adolescence et un travail empiétant de plus en plus sur sa vie privée, Charlotte va rapidement s’essouffler. Et même si côté cœur, la météo est toujours au beau fixe avec Hugo, des tensions vont voir le jour au sein de leur couple. Sauront-ils traverser cette première crise ?
Après une période de célibat, Valentine s’essaie aux joies de la famille recomposée dans les bras de Christophe. Ce qui n’est pas gagné quand on a du mal à supporter la progéniture de son cher et tendre. Et pour ne rien arranger, son boss, Jean-Pierre, a décidé de lui mettre un stagiaire dans les pattes, comme si elle n’avait pas assez de quatre enfants à gérer !
Malgré les questionnements et les désillusions, Charlotte & Valentine aspirent plus que jamais au bonheur…

Les montagnes russes :

Quatrième de couverture : Entre un job sympa, un petit appartement douillet, un amoureux attentionné et des amis avec qui refaire le monde autour d’un verre, Sasha a tout pour être heureuse à Lyon. C’est en tout cas ce qu’elle pensait jusqu’à ce que le destin ne la ramène dans la maison de son enfance et qu’une lettre dans le grenier de sa grand-mère ne vienne chambouler ses certitudes. La découverte d’une histoire d’amour bouleversante va l’entraîner en Russie, la terre de ses ancêtres. Là-bas, loin de tous ses repères, Sasha va faire des rencontres qui changeront sa vie à tout jamais.

Et si l’herbe était vraiment plus verte à la campagne

Quatrième de couverture : Depuis que je suis en âge de faire des projets d’avenir, environ mes douze ans, je n’ai eu qu’une idée en tête, quitter mon village natal Bourlotte-la-Grande. Une dénomination parfaitement mensongère. Je l’ai toujours su en mon for intérieur, je suis une fille de la ville. On peut dire, à presque trente ans, que mon objectif est atteint. J’ai un job que j’adore à Paris, un petit ami, Nathan, le père de mes futurs enfants même si lui l’ignore encore, et ma meilleure amie, Marion, habite à quelques arrondissements seulement de chez moi. Ma vie rêvée. Ça, c’était jusqu’à cet appel de Lucille, ma grand-mère adorée. Elle s’est fracturé le poignet et m’a demandé de venir l’aider. Comment aurais-je pu refuser ? Petit détail, et non des moindres, elle habite à Bourlotte… À peine arrivée sur place, je me souviens pourquoi j’ai toujours voulu quitté cet endroit : plus d’animaux que d’êtres humains au kilomètre carré, vie sociale inexistante et surveillance (trop) rapprochée. Impossible de faire un pas sans que la moitié du village soit au courant. Et, comme les choses peuvent toujours être pires, en me rendant à la ferme, je reçois une grosse cucurbitacée sur la tête. C’est une métaphore. Je me retrouve face à mon (ex) meilleur ami avec qui je suis en froid (polaire) depuis quinze ans. Je n’ai qu’une envie, repartir au plus vite…

Mon avis : Cliquez ici !

 Si la vie te donne des citrons, fais en une tarte meringuée :

Quatrième de couverture : À 43 ans, Clémence est une femme heureuse. Et pas seulement parce que sa « bible » de développement personnel le dit. Non, elle s’est donné les moyens pour en arriver là, quitte à arrondir parfois les angles, comme avec Éric Grandjean, son boss despotique. Un peu trop, dirait Alice, sa meilleure amie.
Ce que Clémence chérit par dessus-tout, c’est la petite existence tranquille qu’elle s’est construite en dehors du bureau. Une chouette famille avec Antoine et Gabriel, leur fils de 17 ans, un appartement douillet en plein cœur de la capitale, et la pâtisserie, son péché mignon.
Mais, cette vie paisible bascule le jour où son mari lui annonce qu’il la quitte pour une jeune femme presque en âge d’être sa fille ! Et, comme les choses peuvent toujours être pires, son quotidien se transforme en cauchemar lorsque ce dernier lui impose une colocation aussi absurde que pénible.

Mon avis : Cliquez ici !

La délicieuse imposture du chant des sirènes :

Quatrième de couverture : Jeune trentenaire, Claire se laisse un peu trop bercer par les illusions. Un samedi matin, dans les rayons d’une librairie, elle choisit un roman à la hâte : 422 pages qui vont chahuter son quotidien, au point de questionner son couple.
Emportée par sa lecture, Claire décide de marcher dans les pas de son héroïne et de prendre le large. Loin de ses repères, elle part à la découverte des sentiers côtiers, espérant se retrouver elle…

Mon avis : Cliquez ici !

Pour terminer, je vous invite à découvrir cet article en cliquant dessus Un auteur, sa bibliothèque, quatre question

Bonne lecture !

L.