Bonjour Bruno,

Je vous remercie de partager ce petit moment avec moi, mon souhait à travers cet échange est de faire découvrir la personne mais aussi l’auteur que vous êtes et pourquoi pas le lecteur !

J’avoue être intimidée, peut-être parce que je ne vous connais pas très bien, donc cet échange va être encore plus riche !

C’est parti !
Un petit thé, un café, une bière, une menthe à l’eau ?!

un café svp.

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Bruno, pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous vous présenter ?

Je n’aime pas beaucoup les présentations. Faisons comme s’il s’agissait du deuxième rendez-vous… 😉

Comment vous décririez-vous de caractère ?

Caustique, cyclothymique et une touche de misanthropie… 😉

Quelle a été la place de la lecture dans votre enfance ? Que lisiez-vous ?

Fondatrice et valeur de refuge quand les tourments familiaux faisaient rage.

Que lit on dans l’enfance ?… De l’aventure encore et toujours, Verne, Malot, Melville, Defoë…

Quelles études avez-vous suivies ?

Les études m’ont semé après un DEUG en sciences économiques… Je ne courais visiblement pas assez vite…

Quelles sont les causes pour lesquelles vous vous battez ?

Ma femme.. La lumière dans ma nuit.

À mon grand déshonneur, je n’ai pas trop de considération pour les problèmes sociétaux. Je laisse le soin à ceux qui le font mieux que moi d’être les chantres des nobles causes.

Qu’est-ce qui vous anime ?

Dans un premier temps, mon cœur et mon cerveau 😂

À bientôt 60 ans, je crains de ne plus trouver d’illusions pour me bercer mais comme disait Delpech « j’entends encore des choses que j’aime et ça distrait ma vie ».

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Maintenant que nous vous connaissons davantage, parlons de l’auteur qui est en vous !
Comment en êtes-vous venu à l’écriture ? Est-ce un besoin ?

Par accident… Même si l’envie d’écrire des histoires m’a souvent tenté..

Il a fallu une période très particulière de mon existence pour que je me décide, ou plutôt que j’ose prendre la plume.

Ne pas écrire me manque parfois mais c’est aussi une souffrance. Je ne goûte pas ce plaisir délectable qu’assurent connaître beaucoup d’auteurs en couchant des mots sur le papier. C’est pourquoi je me qualifie volontiers d’auteur imposteur.

Habituellement, les journalistes ont tendance à classer les auteurs dans des « cases », dans quel genre vous classeriez-vous ?

Il faut savoir raison garder… Comme dit précédemment, je ne me sens pas auteur. Un auteur, c’est une personne pouvant enchaîner les histoires les unes après les autres à un rythme régulier.

Mais ma maison d’édition m’a classé dans la case polars et thrillers mais au fond, tout ce que j’écris ne sont que des histoires d’amour.

Comment procédez-vous lorsque vous êtes en période d’écriture ? Avez-vous des rituels ?

J’aimerais bien… Dans ce cas, il suffirait de désactiver comme certains vont vers leur premier café, d’autres leur bureau d’écriture parisien… Moi je suis plutôt à la dérive en laissant l’histoire se dessiner petit à petit.

Faites-vous relire vos écrits au fur et à mesure de votre avancée ?

La première expérience avec mon épouse fut peu concluante, voire catastrophique en ce qui la concerne, depuis j’ai compris qu’on ne peut lever le voile qu’une fois le tableau achevé. Tant pis si c’est un fiasco… 😉

Parlez-nous de vos romans ? Un vous tient-il plus à cœur que les autres ?

N’en ayant commis que deux, le choix s’avère restreint.

Comme un premier né, Au bout de la nuit me tient particulièrement à cœur. Il m’a montré la lumière et permis de croire que je pouvais le faire (écrire). Il y a un romantisme violent attaché au personnage principal (Morgane bien sûr!) qui n’est pas prêt de me quitter.

Furies joue sur un autre registre, celui du désespoir et de la quête d’une impossible rédemption. Cette fois, le personnage principal, Meyer, est au fond de l’abîme dès les premières lignes. Les personnages secondaires, selon moi, sont plus nombreux et plus fouillés.

Difficile donc de faire un choix entre ces deux « enfants ».

Comment vous documentez-vous pour écrire vos livres ? Interview ? Enquête de terrain ? Recherches en bibliothèques, internet ?

L’action des romans se situant pour l’un à Bordeaux, pour l’autre dans une ville thermale imaginaire des Landes, je crains de ne pas avoir beaucoup de voyages exotiques à vous raconter.

En ce qui concerne Au bout de la nuit, j’aieffectivementfait beaucoup de recherches sur la Wicca et la légende arthurienne. Pas d’invitation cependant à un cercle wiccan ou une quelconque table ronde.

Furies a pour théâtre un lieu que je connais bien, sur lequel je suis retourné et auquel j’ai emprunté beaucoup de personnages. Sorti de ça, quelques vérifications concernant des procédures de police ou de gendarmerie et puis, basta. Je ne suis pas un passionné du détail, et je ne suis pas certain que le lecteur soit très attaché au fait qu’un officier utilise un glock ou un beretta.

Quel lecteur êtes-vous ? Réussissez-vous à lire lorsque vous écrivez ?

La question qui fâche.. Eh non, désolé, je ne suis pas un grand lecteur. 1 livre par mois, tel est ma ration d’avoine.

Quand j’écris, le quota tombe à zéro et pour cause, « tous les autres écrivent mieux que moi, je ne trouve pas les mots, ma prose est médiocre… ». Vous voyez le genre ?

Est-ce que d’autres projets vous animent ? Pouvez-vous nous en parler ?

Si cela concerne l’écriture, j’ai beaucoup de mal à accrocher les wagons. J’espère que les choses vont bouger cet automne pour pouvoir envisager la remise d’un manuscrit au printemps prochain.

Ceux qui me feront le plaisir de lire Furies 😉 sauront de quoi il pourrait s’agir. Toujours un polar qui pourrait mettre face à face des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Le destin nous cueille comme une rose, le leur dépend de moi.

Un petit mot pour la fin ?

Merci pour le temps consacré et à bientôt.

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A l’approche de Noël, je vous invite à découvrir la bibliographie de Bruno :

Au bout de la nuit – Bruno Bouzounie – Nouveaux auteurs – 2019 :

Au-bout-de-la-nuit-Gagnant-prix-Femme-Actuelle-2019

Quatrième de couverture :

 » Le thriller 100% addictif !  »
Un tueur psychopathe hante les rues de Bordeaux. La tension est inextricable.
Machiavélique. Diabolique. Explosif.

Avril 1992. Les membres inférieurs d’un corps sont retrouvés dans le centre ville de Bordeaux. Le seul signalement auquel la police peut se référer est celui d’un homme à la stature hors du commun. Sur fond de rite païen et de légende arthurienne, un jeune lieutenant de police, Damien Sarde, qui vient d’intégrer la PJ, plonge au cœur de sa première enquête. Le criminel va restituer, au fil des jours, les morceaux du cadavre inconnu, autant de pièces macabres au service d’un puzzle machiavélique.
Gagnant prix Femme Actuelle 2019

Furies – Bruno Bouzounie – Nouveaux auteurs – 2020 :

1540-1

Quatrième de couverture :

Un polar dense où l’enquête minutieuse d’un tandem flic/gendarme improbable va mettre au jour des secrets inavouables…

2010. Au cœur de la forêt landaise, dans les frimas d’un automne rigoureux, le lieutenant de gendarmerie Anna Baldi arrive sur les lieux d’un crime singulier. Un homme a été retrouvé mort, attaché, supplicié, et près de lui, un galet pour seule signature. Pour mener l’enquête, la procureure fait appel à Antoine Meyer, un flic jadis hors-pair, et aujourd’hui dévasté par une affaire qui s’est terminée tragiquement un an plus tôt, qui survit désormais entre solitude et alcool. Alors que la collaboration avec Anna est difficile, les meurtres s’enchaînent sans mobile apparent, faisant ressurgir des souvenirs troubles qui s’invitent sans crier gare et un mal insidieux qui se propage au fil des jours. Et si les racines de cette affaire se trouvaient bien plus loin dans le temps, quand les protagonistes actuels étaient adolescents ? Meyer devra rassembler l’énergie et la foi qui lui restent pour démêler le vrai du faux dans cette folie meurtrière. Au bout du tunnel, une date anniversaire et l’incroyable vérité d’une résurrection.
Gagnant du Grand Prix Femme Actuelle 2019

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Je vous remercie,

Bonne lecture,

L.