« Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions », ce petit rendez-vous littéraire sans prétention, est né de la curiosité de savoir quel lecteur se cache derrière l’auteur. Car oui, tout auteur est avant tout un lecteur – comment écrire sans lire ?

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Un auteur :

Laurence Peyrin a été journaliste de presse pendant 20 ans, et est aujourd’hui écrivain. Elle obtient le prix des maisons de la presse en 2015 avec La drôle de vie de Zelda Zonk.

Mère de six enfants pour la plupart adolescents, elle se consacre désormais à transmettre sa passion du cinéma à des élèves de collège, aux voyages et à l’écriture qui occupe la plus grande partie de sa vie.

Sources : Babelio et Editions Kero

  • La drôle de vie de Zelda Zonk – Pocket – 2016

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Quatrième de couverture : Et si tout le monde pouvait changer de vie ? Foutu mardi, foutue pluie… Sur cette route d’Irlande qu’Hanna a prise tant de fois pour aller à son atelier, c’est l’accident. À l’hôpital, la jeune femme se lie avec Zelda, sa voisine de chambre de 85 ans, positive et joyeuse, experte en broderie. Mais Hanna sent un mystère chez la vieille dame, qui esquive toute question précise sur son passé. Que peut-elle avoir à cacher, à son âge ? Bientôt, Hanna découvre que Zelda Zonk était le nom d’emprunt de Marilyn Monroe quand elle voulait passer inaperçue. Hanna sait bien que c’est absurde, Marilyn est morte il y a presque cinquante ans, et pourtant… Tout en menant l’enquête, Hanna commence à réfléchir au sens de sa propre vie. Est-elle vraiment épanouie dans ce hameau perdu, dans ce mariage routinier ? Si vraiment Zelda est Marylin, si elle a réussi à passer de la lumière à l’anonymat, pourquoi elle-même ne pourrait-elle pas changer de vie ?

  • Hanna – Pocket – 2017

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Quatrième de couverture : Pour oublier les périls qu’a surmontés son couple, Hanna a quitté l’Irlande et ouvert à New York une librairie/salon de thé dont le succès n’est qu’un début. Mais si l’avenir semble son unique préoccupation, c’est le passé qui hante Hanna. Eleanor, d’abord, gazouillant bébé de 6 mois dont la présence lui rappelle sans cesse un amour sacrifié… Et puis Zelda, la vieille dame à l’identité mystérieuse dont le souvenir solaire vient souvent la visiter.
Il suffira d’un impromptu retour en terre natale pour, d’un souffle, écrouler le château de cartes qu’est devenue sa vie… Et rebondir à nouveau.

  • Miss Cyclone – Pocket – 2018

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Quatrième de couverture : À Coney Island, les manèges sont à l’arrêt. Face à la mer grise, Angela et June partagent une cigarette. C’est l’hiver de leurs 16 ans. L’hiver où John Lennon va mourir. L’hiver où les deux jeunes New-Yorkaises, si différentes mais complices depuis l’enfance, entrent dans l’âge adulte. Un secret, cette nuit-là, décidera de tout : les amours, les mariages, les rêves et les échecs. Tandis que la ville change, souffre ou s’amuse, les deux copines vivent côte à côte cet étrange grand huit : le cyclone de la vie.

  • L’aile des vierges – Pocket – 2019

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Quatrième de couverture :  » L’aile des vierges « , c’est ainsi que l’on surnomme les chambres réservées aux domestiques à Sheperd House, illustre manoir du Kent où est engagée Maggie Fuller au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Petite-fille de suffragette, fille d’une sage-femme féministe, Maggie aurait pu prétendre à mieux que cette place de femme de chambre. Mais, en ces temps difficiles, la jeune femme cultivée et émancipée n’a d’autre choix que d’intégrer la petite armée d’intendants semblant vivre au siècle précédent. Elle aspire pourtant à un autre destin. Et elle n’est pas la seule au sein de Sheperd House… Contre toute attente, ce pourrait être le début de son long chemin vers l’amour et la liberté.

  • Ma chérie – Calmann-Lévy – 2019 

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Quatrième de couverture : Née dans un village perdu du sud des États-Unis, Gloria était si jolie qu’elle est devenue Miss Floride 1952, et la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami.
Dans les belles villas et les cocktails, on l’appelle « Ma Chérie ». Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie. Le monde factice de Gloria s’écroule : rien ne lui appartient, ni la maison, ni les bijoux, ni l’amitié de ces gens qui s’amusaient
avec elle hier encore.
Munie d’une valise et de quelques dollars, elle se résout à rentrer chez ses parents. Dans le car qui l’emmène, il ne reste qu’une place, à côté d’elle. Un homme lui demande la permission de s’y asseoir. Gloria accepte.
Un homme noir à côté d’une femme blanche, dans la Floride conservatrice de 1963…Sans le savoir, Gloria vient de prendre sa première vraie décision et fait ainsi un pas crucial sur le chemin chaotique qui donnera un jour un sens à sa nouvelle vie…

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Sa bibliothèque, quatre questions :

 

1.Etes-vous davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Laurence Peyrin : Neufs, grand format ou poche. L’acte d’achat est important, parce que je suis bien placée pour savoir qu’un écrivain doit vendre des livres pour en vivre… L’écriture est un travail, du temps. En France, on a tendance à penser que ce n’est pas sérieux, que c’est juste un loisir. Non, c’est un énorme investissement personnel qui doit être considéré.
Comme je voyage beaucoup, j’achète beaucoup de poches.
Mais il m’est arrivé pendant une longue période de faire de grosses descentes chez Emmaus, dont les bibliothèques sont de véritables cavernes aux trésors. Moi qui ne lis que des polars, j’y ai découvert d’autres lectures que je n’aurais pas tentées ailleurs, comme Hodi Picoult, Martina Cole, Maggie O’Farrell ou John O’Farrell.

2. Décrivez-nous votre bibliothèque ? Une photo ? Plusieurs Photos ?+ photos (biblio, pile à lire…)

Laurence Peyrin : Alors, il n’y aura pas de photo, parce que je pense que ma mère viendrait illico faire du rangement… En fait, il y a des étagères de grands formats tout autour de ma chambre, et des piles de poches de plus d’un mètre dans les coins.
Tout est mélangé, j’ai des livres très vieux comme « Les histoires extraordinaires de Pierre Bellemare » qui m’ont donné l’envie d’écrire quand j’étais jeune ado, de beaux albums historiques comme sur le Titanic ou sur les Romanov ou sur des documents faciles-similés, parce que je suis une passionnée d’Histoire, une quantité presque invraisemblable de bouquins sur les faits-divers et… les tueurs en série, des biographies de tous les gens qui me fascinent comme les Kennedy, Marilyn évidemment, Steve Jobs… Et des polars, des polars, des polars.

3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Laurence Peyrin : Je pense que c’est « Blonde », de Joyce Carol Oates. Je l’ai acheté par principe, parce que j’ai longtemps acheté tout ce qui concernait Marilyn Monroe. Mais comme j’ai depuis toujours eu l’idée d’écrire « La drôle de vie de Zelda Zonk », où (peut-être) Marilyn prend la parole, je pense qu’inconsciemment j’ai refusé de me confronter à « Blonde ». J’ai peur qu’il manque de bienveillance. Je me trompe peut-être.

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4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Laurence Peyrin : « Histoire de Lisey », de Stephen King. J’ai à peu près tout Stephen King dans mon horrible bibliothèque bordélique. J’avais calé depuis quelques années, peut-être une overdose de son style. Mais celui-ci, je l’ai commandé à une librairie, parce que j’ai appris qu’il allait faire l’objet d’une série télé avec Clive Owen. Et j’adore les séries télé. Et j’adore Clive Owen. Du coup, je vais me replonger dans Stephen King…

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Un grand merci Laurence de votre participation, je sais que votre emploi du temps est hyper chargé,

Je suis ravie d’avoir fait découvrir la lectrice que vous êtes !

Bonne lecture,

L.