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Bonjour Stanislas,

Je vous remercie de partager ce petit moment avec moi, mon souhait à travers cet échange est de faire découvrir la personne mais aussi l’auteur que vous êtes et pourquoi pas le lecteur !

J’avoue être intimidée, peut-être parce que je ne vous connais pas très bien, donc cet échange va être encore plus riche !

C’est parti !
Un petit thé, un café, une bière ?!

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Stanislas, pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous vous présenter ?

Je tente d’écrire, de faire des livres qui donnent de l’émotion, rire, larme, colère… un roman c’est avant tout pour moi une émotion…

Comment vous décririez-vous de caractère ?

Têtu, plus on me dit tu n’y arriveras pas, plus je vais me battre… sinon je tuerai aussi pour une bonne vanne…

Quelle a été la place de la lecture dans votre enfance ? Que lisiez-vous ?

De la BD, comme beaucoup de mioches, les livres sans images, ça me facilitait le transit, puis un jour Le vieil homme et la mer d’Hemingway… une révélation et juste derrière je découvre San-Antonio, et là j’étais foutu, ou sauvé, va savoir…

Quelles études avez-vous suivies ?

Euh…
Viré de l’école, enfin l’école m’a dit barre-toi bosser, alors à 15 ans je me suis tirer passer un CAP de menuisier, ensuite j’ai retrouvé les bancs de la Fac pour passer un Diplôme national de thanatopracteur… je suis ce que l’on appelle un autodidacte, et j’avoue en être fier…

Quelles sont les causes pour lesquelles vous vous battez ?

Qu’est-ce qui vous anime ?

La cause animale : qui sera d’ailleurs le sujet du prochain Requiem (minute promo :
Opération Requiem en juillet chez French Pulp éditions), je ne comprends pas la connerie de l’homme à pourrir cette planète sans laquelle nous ne sommes rien… en fait, je suis un perpétuel révolté, tous mes bouquin parlent d’un sujet qui me hérisse le poil : la pédophilie, le fascisme, l’homophobie, le racisme, ceux qui détournent des textes sacrés afin d’en faire des instrument de terreur, laisser des gens crever dans la rue, laisser les vieux mourir dans un coin… je sais, c’est bateau, genre j’aime pas la guerre, mais voilà.

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Maintenant que nous vous connaissons davantage, parlons de l’auteur qui est en vous !
Comment en êtes-vous venu à l’écriture ? Est-ce un besoin ?

À force de lire, j’ai eu envie de franchir le cap, j’ai commencé par des nouvelles puis
doucement j’ai allongé le nombre de signes, même si je ne fais que du roman court.

Vous avez écrit plusieurs romans. Habituellement, les journalistes ont tendance à classer les auteurs dans des « cases », dans quel genre vous classeriez-vous ?

Ingérable…
Je ne veux pas d’étiquettes, je déteste ça, que l’on ne doit faire que ça, être dans telle case
et surtout pas une autre, non merci, je veux faire ce que je veux, ce qui me taquine, tant que le sujet me plait, m’inspire, peu m’importe la forme, même si j’ai une préférence pour l’humour…

Comment procédez-vous lorsque vous êtes en période d’écriture ? Avez-vous des rituels ?

Aucun, j’ai cette chance de pouvoir écrire n’importe où, il me suffit d’avoir l’envie, l’inspiration, de la musique et c’est partie, pour un quart d’heure, une heure, une journée, peu m’importe…

Faites-vous relire vos écrits au fur et à mesure de votre avancée ?

Non, je donne le sujet, c’est tout. Ensuite, lorsque j’ai fini, Cécile, ma compagne est ma première relectrice, j’ai toute confiance en son jugement, elle ne prend pas de gant quand c’est nécessaire et me permet d’évoluer.

Parlez-nous de vos romans ? Un vous tient-il plus à cœur que les autres ?

Mon personnage fétiche, c’est Requiem, un prêtre exorciste, agent secret au Vatican, un
mélange du Marginal de Jacques Deray, de Don Camillo, avec l’âme de San-Antonio.
Requiem, c’est une extension de ma pomme, il me permet d’ouvrir « ma gueule » sur des
sujet sérieux, légers, qui me tiennent à cœur. J’adore écrire ses aventures, je me régale, me marre, une récréation jubilatoire !
Quant à celui qui me tient le plus à cœur c’est celui qui vient de sortir, non pas parce que
c’est le dernier en date, simplement parce qu’Ils étaient vingt et cent est un livre dont l’accouchement a été difficile. Le nazisme, la déportation, les camps de concentration, c’était il n’y a pas si longtemps, on « ouvrait » Ravensbrück il y a 80 ans, hier quoi… quand on voit ce dont l’homme était capable, que des mômes d’aujourd’hui ne savent pas ce qu’était la Shoah, c’est pour moi, un devoir de mémoire. Se plonger dans les archives, recueillir des témoignages, c’est dur… si j’arrive à me faire rire en écrivant les aventures de Requiem, là je me suis fait pleurer.

Comment vous documentez-vous pour écrire vos livres ? Interview ? Enquête de terrain ? Recherches en bibliothèques, internet ?

Tout…
C’est un ensemble, il faut mêler toutes ses sources d’investigations pour avoir un maximum de renseignements, pour être le plus possible au taquet dans son texte final.

Quel lecteur êtes-vous ? Réussissez-vous à lire lorsque vous écrivez ?

Un gros lecteur, je lis beaucoup, de tout, les copains bien sûr, mais aussi des essais, de la
blanche, des classiques, de la bande dessinée, j’adore lire.
Cela ne me dérange aucunement, n’intervient pas dans mon travail, et surtout c’est un
besoin vital…

Est-ce que d’autres projets vous animent ? Pouvez-vous nous en parler ?

Littéraire ? si oui, et bien continuer de faire vivre Requiem, tenter de temps à autre de
refaire un petit pas dans la blanche, surprendre les lecteurs…

Si c’est en dehors du littéraire, j’adorerai travailler avec un compositeur et mettre des
paroles sur sa musique… ça, et écrire une pièce de théâtre, du théâtre de boulevard plus
particulièrement…

Que faites-vous le 11 mai ?!

Mais je suis aux Psychopathes du polar !
Où pourrais-je être d’autre ? Il y a un grand événement dans le littéraire…

Un petit mot pour Pépita, Marie-No, Karine ?

MERCI, merci à vous passionnées de la littérature de faites ce que vous faites pour les
auteurs, sans des gens qui se donnent comme vous, nous ne sommes rien… MERCI !

Un dernier mot ?

Bon appétit… (c’est le mot de la faim…)

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Le jour du salon, vous pourrez rencontrer Stanislas et lui faire dédicacer les livres repérés, pour vous aider à compléter votre wish list, voici ses titres :

 

  • Ils étaient vingt et cent – 2019 – French Pulp :

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Quatrième de couverture : Par l’auteur de REQUIEM et UN HAVRE DE PAIX
Un roman noir glaçant, pour ne jamais oublier.
L’histoire d’un homme qui a vu la construction et la libération du plus grand camp d’extermination de femme du IIIème Reich, un homme qui a vécu des deux côtés des barbelés et qui a eu la vie sauve grâce à son art.
Gunther, jeune allemand opposé au régime nazi, excelle dans l’art du dessin.
Il se retrouve promu illustrateur officiel du camp de Ravensbrück, son œil d’artiste interprète la vie et surtout la mort.
L’histoire d’un homme qui a vu la construction et la libération du plus grand camp d’extermination de femme du IIIème Reich, un homme qui a vécu des deux côtés des barbelés.
Prix des blogueurs 2016

 

  • Ravensbrück mon amour – 2015 – L’Atelier Mosésu

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Quatrième de couverture : Gunther, jeune artiste allemand enrôlé de force au moment de la construction du camp de Ravensbrück, en devient ’illustrateur officiel, obligé de mettre son talent de dessinateur au service des autorités nazies Rien n’’échappe au crayon affûté du jeune homme : l’’horreur des camps, les expériences médicales, les kommandos, les mœurs des officiers, la vie, la mort. Dans ce roman noir, Stanislas Petrosky pénètre au cœur de Ravensbrück et en décrit implacablement chaque recoin, afin de ne jamais oublier.

  • L’amante d’Etretat – 2016 – L’Atelier Mosésu :

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Quatrième de couverture : Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime. Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ? Mais l’auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L’Amante d’Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d’amour tragique.

  • Je m’appelle Requiem et je t’… – 2016 – Editions Lajouanie :

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Quatrième de couverture : Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.
Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

  • Dieu pardonne lui pas – 2017 – Editions Lajouanie :

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Quatrième de couverture : La suite des aventures d’Estéban Lehydeux, alias Requiem, un prêtre exorciste libidineux et sans pitié. Cette fois il enquête sur un docker accusé de meurtre. Inspiré de l’histoire de Jules Durand, un ouvrier victime en 1910 d’une grave erreur judiciaire.

  • Le diable s’habille en licorne – 2018 – Editions Lajouanie :

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Quatrième de couverture : Requiem, votre curé préféré est de retour à… Dunkerque et en plein carnaval ! Pour une séance d’exorcisme. Notre héros, hors norme, est, il faut l’avouer, un peu étonné par cette divine mission. Non pas qu’il ne croie pas au démon, c’est quand même un petit peu son boulot, mais il se méfie, c’est tout. Il faut dire que les festivités donnent lieu à de sacrées fiestas mais aussi à quelques curieux décès. Des lycéens meurent les uns après les autres après avoir ingurgité des bonbons aux saveurs bien peu catholiques. Requiem réussira-t-il à démanteler ce trafic de « Licorne » et à sauver le carnaval ? Vous le découvrirez dans ce troisième tome des aventures de Requiem, le plus déjanté des serviteurs du Seigneur… Un homme d’Église pour le moins atypique, de drôles de paroissiens, des missionnaires aux curieuses positions, des fêtards invraisemblablement grimés, des harengs comme si il en pleuvait : Stanislas Petrosky met le feu à Dunkerque. Accrochez-vous les Ch’tis ça va secouer !

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Bonne lecture,

L.