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Le salon Polar entre deux mers approche

Le 11 mai 2019 

A Fargues Saint-Hilaire

De nombreux psychopathes seront présents,

dont Jean-Luc Bizien !

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L’idée est de répondre à cet interview par un mot, une phrase, une recette, un souvenir, un titre de
livre, de film, une ville, un souvenir, en expliquant ou pas le pourquoi du comment…

En résumé, vous êtes libre de faire ce qu’il vous plaît !

Dites-nous ce qu’il vous passe par la tête !

Vous avez carte blanche ! Amusez-vous bien !

Vous êtes prêt ? Parti !

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J comme… Jean-Luc Bizien.

Je n’aurai pas l’outrecuidance de penser que tout le monde me connaît. Voici donc quelques points de repères, en guise de présentation : né en 1963, à Phnom-Penh, Cambodge. Enfance aux Comores, adolescence à Caen, où j’ai été enseignant pendant 15 ans. Guitariste, au sein de divers groupes de rock dans les années 80 et 90, j’ai trouvé récemment le moyen de revenir à mes premières amours. Auteur de jeux de rôles (Hurlements en 1989, puis Chimères en 1994). Auteur jeunesse et/ou adulte – j’ai publié des albums illustrés, des thrillers historiques ou contemporains, de la fantasy et de la littérature générale. Un peu plus d’une centaine de titres depuis 1998, sous mon nom ou sous pseudonyme.

Je fus le 13ème membre de la Ligue de l’Imaginaire.

Deux divorces.

Deux garçons.

Voilà.

E comme… Elric, mon fils aîné.

Judoka, champion de Normandie chez les juniors, catégorie « lourd ». C’est mon garde du corps officiel, mon pilier, ma boussole. Il a fait un métier de sa passion – Elric est ingénieur du son à Caen.
Il trace son sillon dans un milieu compliqué, ardu, hostile…

Mais je ne suis pas inquiet pour lui : il a les épaules solides, et la passion est le plus fabuleux des moteurs.

 

A comme… Adriel, mon fils cadet.

Musicien baroque (il joue de la viole de gambe) et basketteur. Caractère affirmé – les chiens ne font pas des chats. Adriel marche sur les traces de son grand frère, qui veille sur lui à distance, avec amour et bienveillance.

Mes deux fils sont, de très loin, mes plus grandes fiertés.

 

N comme… Noir.

En tant que lecteur, toutes les nuances de noir me conviennent.
Si je me suis naturellement tourné vers le thriller, dont le rythme me convenait davantage, j’aime toutes les formes de cette littérature et j’ai un véritable bonheur à lire les autres auteurs – les amis de la LdI comme les autres, les Français comme les Américains.

La liste des romanciers que j’admire dans cette catégorie est longue.

Trop longue pour que je me risque à tous les citer.

 

comme… -.

Je suis très fier de visualiser ce signe dans mon prénom, parce qu’il n’est pas anodin et dit bien des choses : c’est un trait d’UNION. J’ai appris au fil des ans combien ce concept pouvait se montrer précieux au quotidien. Je suis un solitaire qui, toute sa vie, a cherché l’autre, les autres. Probablement le résultat de la culture rugby, puis de la culture rock.

En groupe, on n’est pas forcément plus fort… mais on est sans conteste meilleur, parce que l’échange et l’écoute nous grandissent.

 

L comme… Ligue de l’Imaginaire.

Collectif d’auteurs et de créateurs que je suis heureux et ému d’avoir pu rejoindre. La défense des mauvais genres est l’un de nos credo. Il ne s’agit pas d’un club select, mais avant tout d’une bande de potes, au sein de laquelle j’ai la chance de compter quelques véritables amis.

Un véritable gang, que j’ai toujours bonheur à retrouver.

 

U comme… « Une belle histoire ».

Il faut toujours une belle histoire pour faire un beau roman, à en croire la chanson.

Plus sérieusement : il faut un sujet fort, des personnages vrais. Autant d’ingrédients nécessaires, pour entraîner le lecteur et lui faire oublier l’effort réclamé par la lecture. Le thriller me permet d’aborder des aberrations de notre monde, sous couvert de récits policiers, d’intrigues tordues, de rebondissements…

Si le lecteur a passé un bon moment, j’ai fait le job.

Si, en refermant le livre, il réfléchit à son sujet principal, j’ai fait mon travail.

 

C comme… Compact Disc.

J’appartiens à cette génération de dinosaures qui s’obstinent à collectionner la musique. J’éprouve le besoin d’un support matériel – je dois être le dernier de mon entourage à posséder encore un Discman

Je ne peux pas imaginer une journée sans musique. Je ne travaille pas sans en écouter. Tous les genres sont convoqués dans mon bureau, au gré de l’humeur, de l’envie… et de ce que je dois écrire, car je maltraite mon clavier en suivant un rythme particulier, en rapport direct avec l’ambiance du chapitre en cours. Dans ma discothèque, on trouve donc tous les styles, de la musique baroque au rap, du rock à la pop.

Avec toutefois une préférence marquée pour Bruce Springsteen, Lemmy Kilmister… et Jordi Savall.

 

B comme… Bruce Springsteen.

Antoine de Caunes a résumé un jour le rapport qu’il a établi (comme tant d’autres à travers le monde) avec le Boss du New Jersey : « Springsteen, c’est la B.O. de ma vie ».
Pas mieux.

La musique et les textes de Springsteen m’accompagnent depuis bientôt quatre décennies et je ne m’en suis jamais lassé. Il a cette faculté de raconter des histoires, de camper des personnages, d’en brosser le portrait en quelques lignes…

Springsteen, c’est un univers, une voix, un charisme hors pair.

Et une magistrale leçon d’écriture !

 

I comme… illustration.

C’est ma plus grande frustration : j’aurais voulu savoir dessiner. J’aurais tout donné pour être dessinateur de BD. Hélas, j’ai la lucidité de reconnaître mes limites en la matière. Je me suis donc tourné vers l’écriture, cette autre façon de raconter des histoires.

Et j’ai toujours un grand bonheur à collaborer avec des illustrateurs, ces magiciens qui viennent enrichir de leurs lumières et de leurs couleurs les textes que je leur soumets.

Les illustrateurs sont des magiciens.

 

Z comme… zombie.

Fan de The Walking Dead, je rêve depuis longtemps d’écrire une histoire de zombies. Je devrais enfin le faire, dans la série des Vuk Kovasevic – mais il faudra attendre la prochaine édition des premiers tomes, chez un nouvel éditeur.

C’est en tous cas un projet excitant, car contrairement à tout ce qu’on peut imaginer, le zombie… C’est la vie !

 

I comme… inspiration.

Vaste fumisterie ! L’inspiration n’existe pas. La vérité, c’est qu’il n’y a que du travail.

Les gens qui prétendent n’avoir aucune imagination, ou qui affirment manquer de cette sacro-sainte « inspiration » se réfugient derrière une piètre explication. En fait, ils redoutent la montagne de travail que représente un roman. On n’est pas frappé par la grâce quand on invente une histoire : on s’astreint à un effort, à un travail. On n’invente rien, non plus. Je crois sincèrement que tout a déjà été écrit. La seule différence, entre un roman et un autre, c’est la sensibilité de son auteur, la musicalité de son style, la part de sincérité et la quantité de travail qu’il a consenti à fournir dans son écriture.

Le reste n’est que… littérature !

 

E comme… Édition.

L’Édition est une grande famille. Cela dit, les Borgia AUSSI, étaient une grande famille.

Beaucoup de gens fantasment à son propos. Quand j’ai publié mon premier livre, je suis entré là comme en religion. Je croyais naïvement que je ne croiserais dans ce monde que des gens intelligents, cultivés, généreux, altruistes. Des gens qui partageraient la lumière et feraient tout pour que les livres soient les meilleurs possible, qu’ils atteignent le plus grand nombre de lecteurs…

J’ai vite déchanté.

Même si l’on y croise – fort heureusement ! – quelques vrais passionnés, qui correspondent en tous points à la définition que je me faisais de ce métier, c’est au final un mare infestée de crocodiles, parmi lesquels il convient d’apprendre à se déplacer dès les premiers pas. Ceux qui ne restent pas sur leurs gardes finissent noyés, coincés sous un tronc, dans l’attente d’être dévorés.

Ou alors ils sont mis au rebut, après qu’on les a pressés jusqu’à la moelle.

On peut t’oublier en quelques semaines – un jour tu es un auteur à succès, et puis soudain tu n’es plus rien ni personne.

C’est un monde où chacun des acteurs devraient se souvenir d’où il vient, qui l’a aidé, qui lui a tendu la main… mais la plupart de ceux que j’y ai croisés sont affublés d’une mémoire de poisson rouge.

Ou affectent de ne pas se souvenir.

Il est toujours plus facile de réécrire l’histoire, plutôt que de la respecter.

 

N comme… Serge Brussolo.

Comment ça : « Il n’y a pas de N dans Serge Brussolo ? »

Objection, Votre Honneur ! Serge Brussolo, c’est le Numéro 1, le champion absolu de la littérature de genre, le plus grand auteur populaire français contemporain.

Je lui dois tout : c’est Brussolo qui m’aura publié mon premier roman, qui m’aura encouragé à l’écrire et m’aura conseillé tout au long du processus. C’est ce même Brussolo qui m’aura redonné envie de lire, d’écrire… et qui m’aura offert l’opportunité de le faire.

Serge est d’une immense générosité. Il m’a donné de son temps, sans compter. Il a fait montre de patience, de bienveillance. Il m’a appris le métier. Il m’a également permis d’éviter la plupart des pièges qui se dressent sur le parcours d’un auteur novice.

Je ne le remercierai jamais assez d’avoir été ce maître que tout aspirant écrivain rêve de croiser.

 

Merci d’avoir joué le jeu !

De rien, Louise. Ce fut un plaisir, car l’exercice est très original.

À bientôt, j’espère !

 

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Ce salon sera pour vous l’occasion de rencontrer Jean-Luc, vous pourrez y retrouver ses romans. Pour préparer votre wish list, voici quelques titres que vous retrouverez sur sa table !

 

  • Les veilleurs – 2018 – Actusf : 

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Quatrième de couverture : Alors que Paris est victime d’un virus qui transforme ses habitants en monstres, et notamment les adultes, quelques groupes de jeunes « immunisés » tentent de survivre dans ce qui est devenu un enfer. À l’extérieur, l’armée a entouré la ville d’une immense muraille pour éviter la propagation de l’épidémie. Aucune fuite n’est possible… Et dans ce cauchemar, Marie se découvre enceinte. Attend-elle un bébé ou un monstre prêt à la dévorer de l’intérieur ?

  • L’évangile des ténèbres – 2011  – Eds Du toucan :

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Quatrième de couverture : Seth Ballahan, rédacteur en chef d’un quotidien américain, apprend que Michaël Wong, l’un de ses collaborateurs, est piégé en Corée du Nord.

Face à l’absence de réaction de se hiérarchie, Ballahan voit rouge. Contre vents et marées, il décide de secourir le jeune Wong.

Dans Pyongyang, la capitale fantôme où les hommes ne sont que ces ombres, il cherche de l’aide auprès de Suzan, ravissante correspondante d’une O.N.G. canadienne.

C’est alors que le Mal absolu surgit : un tueur monstrueux laisse dans son sillage une longue suite de cadavres atrocement mutilés. Paik Dong-Soo, brillant militaire nord-coréen, se lance sur ses traces. Ils se retrouveront tous, à l’issue d’un parcours halluciné, en un lieu oublié.

Celui qu’annonce l’Evangile des ténèbres..

  • La frontière des ténèbres – 2016 – Eds Du Toucan : 

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Quatrième de couverture : En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Seoul avec sa femme et sa fille, il sera confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video.
Qui a frappé derrière les murailles du village ?
Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ?
Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ? Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant.
Et faire équipe, pour l’occasion, avec un homme revenu d’entre les morts.
Ange ou démon, parce qu’il est rescapé de l’Enfer, cet homme est le seul capable de défier les autorités de Corée du Nord. Sous les yeux de Seth, il franchira la terrible frontière du pays le plus fermé du monde, dans le seul but de libérer une femme et un enfant.
Ballahan, impuissant, devra de son côté jouer une véritable partie d’échec avec la mort, au terme de laquelle se dévoilera une autre vérité, plus terrible encore.

  • Crotales – 2018 – Eds Du Toucan :

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Quatrième de couverture : Paik Dong-Soo est surnommé « le Chinois » par les Mexicains. C’est un Nord-Coréen un peu étrange, qui mène une vie d’ermite, retiré près d’El Paso.
Victime d’hallucinations, il récupère ses médicaments chez un vieux médecin allemand,
réfugié lui aussi dans la Sierra depuis des lustres.
Dong-Soo passe une grande partie de ses journées à scruter les écrans de ses ordinateurs pour y surveiller à distance sa femme et son fils, installés à New York et persuadés qu’il est mort.
Pour vivre et entretenir ses réflexes d’ancien soldat, il accepte de boxer de temps à autres contre les champions d’un des parrains locaux de la drogue.
Ce dernier a pour favorite une jeune femme que Dong-Soo prend en pitié et projette de sauver.
Jusqu’à ce qu’un membre du gang des Italiens de New York vienne dealer avec le Mexicain et reconnaisse Dong-Soo lors d’un combat de boxe clandestin.

 Toutes ces histoires se percutent et se résolvent en une nuit, à la fin du roman.

  • Le berceau des ténèbres – 2015 – Eds Du Toucan : 

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Quatrième de couverture : Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entraîné, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord.

Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse.

Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein Chinatown, les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires.

Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au cœur d’une communauté fermée, la police est impuissante.

Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent. Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent…

 

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L.