« Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions », ce petit rendez-vous littéraire sans prétention, est né de la curiosité de savoir quel lecteur se cache derrière l’auteur. Car oui, tout auteur est avant tout un lecteur – comment écrire sans lire ?


animaux-chat-4367Un auteur :

C’est un plaisir de recevoir Yannick parmi nous ! D’ailleurs, je lui laisse la parole !

Yannick, nous t’écoutons !

« Je suis prof d’Histoire-Géographie en collège depuis plus de 25 ans. Je suis fan de cinoche autant que de cinématographe.

Des problèmes graves de santé m’ont recentrée sur l’écriture. J’ai sorti mon premier roman « Rouge-rendez vous » en 2015 chez Livr’S éditions. Mon deuxième roman, « La fille qui se faisait des films » est sorti en avril 2018 chez Fleur Sauvage LBS. Mes écrits se situent dans le Nord et la Pévèle d’où je suis originaire. Le premier est une romance sensuelle et le deuxième un thriller psychologique, un cold case autour de la Chicorée Leroux d’Orchies.

Je suis en train d’écrire mon troisième livre.  C’est une histoire noire autour de l’addiction et de drames sociétaux.

Je suis une quiche en informatique et cela est souvent préjudiciable dans mes relations avec les réseaux sociaux et les différents médias. Ainsi, je ne suis pas au top pour me faire de la pub. L’écriture me passionne ; c’est tout ce qui tourne autour qui me paraît parfois insurmontable. Vivement la gloire pour avoir mon propre agent et un secrétaire particulier. Et je ne plaisante qu’à moitié ! Mon rêve : qu’un des mes ouvrages soit adapté au cinéma ! Mes deux passions seraient ainsi comblées et réunies… »

Bibliographie :

  • Rouge rendez-vous, 2015, Livr’S éditions :

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Quatrième de couverture : Marina Orchère est une femme d’affaires riche et puissante, à l’appétit dévorant. Mais depuis peu, les jeunes mâles qu’elle s’offre à prix d’or ne parviennent plus à la satisfaire. Entre son angoisse de vieillir, sa peur des sentiments et les fantômes de son passé qui ressurgissent là où elle ne les attend pas, Marina craint de perdre pied. Lorsqu’elle rencontre David, un quadragénaire un peu paumé, elle ressent enfin cette excitation qu’elle craignait avoir perdue. Mais l’attirance suffira-t-elle à les réunir, eux que tout oppose ?

Marina parviendra-t-elle à faire taire son passé ou au contraire fera-t-elle la paix avec ses démons ? Et quelle peut bien être la signification de cette étrange peluche verte ?

  • La fille qui se faisait des films, 2018, Fleur Sauvage :

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Quatrième de couverture : Après une attaque cérébrale, la quadragénaire Emma est obligée de partager une chambre d’hôpital avec une vieille dame. Celle-ci lui raconte des histoires étranges, évoquant la mort d’une belle opportuniste dans les années 50. L’affaire aura été classée m

 

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Sa bibliothèque, quatre questions :

 

1. Etes-vous davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Yannick Dubart : Dans l’absolu, le neuf me conviendrait bien mais ce serait trop cher d’acheter tous ces livres qui me font envie. Et je sais que les auteurs ont besoin de voir leurs livres achetés, c’est ô combien légitime. Mais je fais feu de tout bois. J’achète d’occasion dans les bourses aux livres comme celle qui se situe en Belgique, à Tournai juste à 15 kilomètres de la frontière. Ils sont de bonnes qualités et touchent de nombreux domaines. C’est immense dans cet endroit. Et comme je ne trouve pas tout ce que je veux, je suis aussi abonnée à la bibliothèque de mon village. Le responsable y est très attentif aux goûts des lecteurs et tentent d’obtenir des nouveautés. Quand je suis sur des salons en tant qu’auteure, il m’arrive d’acquérir des livres ou d’échanger avec les copains… Et là les dédicaces sont un plaisir en plus. Je me fais offrir des livres aussi parfois. Je préfère le grand format pour mes yeux qui commence à fatiguer. Mais évidemment le poche est pratique et je ne le néglige pas non plus. Mes goûts portent sur les thrillers et les bonnes biographies sur les stars Hollywood que je conserve jalousement.

 

2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ?

Yannick Dubart : Je suis une grande bordélique devant l’éternel livresque. Je n’ai pas une grande bibliothèque montrable, donc pas de photos avouables… J’entasse dans des caisses de jolies couleurs. Je mélange tout et quand j’ai envie de lire un ouvrage imprévu, je pioche, je farfouille. Il m’arrive de tomber sur un livre oublié et là c’est la bonne surprise ; c’est comme si je venais de l’acheter. Ainsi je ne cesse de redécouvrir. J’ai aussi une petite PAL sur ma table de nuit qui a mes priorités. Voilà, j’entasse et je fais des fouilles littéraires quand j’ai besoin de redécouvrir.

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3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Yannick Dubart : J’ai honte de le dire mais c’est un livre dédicacé par l’auteur rencontré au Furet du Nord  quelques années auparavant, « Charlotte » de  Foenkinos. Je sais qu’il va me plaire car j’aime l’écriture de ce romancier. Et je l’ai acheté pratiquement à sa sortie. Seulement je crois que ce livre attend de se faire découvrir. Le bon moment sera admirable, j’en suis certaine.

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4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Yannick Dubart : J’ai toujours le dernier Michael Connely que je vais bientôt ouvrir. Un rendez-vous avec Le Majestueux Harry Bosch ne se prépare pas au hasard… Et je viens de recevoir pour Noël, « Histoire des modes et du vêtement du Moyen-âge à nos jours » de Denis Bruna et Chloé Demey qui est luxueux. Celui-là, je vais le déguster et l’utiliser pour mon travail de prof d’histoire justement.

Petit bonus :

Pourriez-vous citer un artiste (peintre, sculpteur, dessinateur…) que vous affectionnez particulièrement ?

Yannick Dubart : J’aime la peinture du XIXéme siècle. La visite en 2018 du musée d’Orsay m’a éblouie. J’aime beaucoup Corot… Ses paysages m’aspirent et j’ai, à chaque fois, l’impression devant ses toiles de me retrouver de l’autre côté du miroir.

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Merci Annick pour ta participation à ce rendez-vous qui nous a permis de te découvrir en tant que lectrice !

Je n’ai plus qu’à emprunter « La fille qui se faisait des films » à Maman puisqu’elle l’a ! Hi ! hi ! 

Bonne lecture,

L.