« Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions », ce petit rendez-vous littéraire sans prétention, est né de la curiosité de savoir quel lecteur se cache derrière l’auteur. Car oui, tout auteur est avant tout un lecteur – comment écrire sans lire ?


Un auteur :

Hervé Commère est l’auteur remarqué de plusieurs nouvelles et romans, parmi lesquels Les Ronds dans l’eau (2011), lauréat du Prix marseillais du polar, Imagine le reste (2014), prix Plume de Cristal du Festival international du Film policier de Liège, et Ce qu’il nous faut, c’est un mort (2016), prix Polar Pourpres et Prix Polar à Mauves-sur-Loire. Il est traduit en Chine et au Japon. Il habite et vit à Paris.

Sa bibliographie :

  • J’attraperai ta mort – 2009 – Pocket

J-attraperai-ta-mort.jpg

Quatrième de couverture : Paul Serinen est une sorte d’Arsène Lupin des temps modernes. Solitaire, discret et audacieux, il a réalisé un coup de maître. Il laisse derrière lui un diamantaire piqué au vif et un butin dissimulé avec son revolver sous sa véranda. Depuis, sa belle demeure d’Étretat a changé de propriétaires. Mais le passé n’est pas fait pour rester enterré…

Vous pouvez retrouver mon avis sur cette lecture en cliquant ici

  • Les ronds dans l’eau – 2011 – Fleuve Noir

Les-ronds-dans-l-eau.jpg

Quatrième de couverture : Un truand paranoïaque en cavale depuis quarante ans. Un serveur dépressif qui voit son ancien amour se trémousser dans un jeu de télé-réalité. A priori, aucun lien entre ces deux hommes que tout semble opposer et qui ne se connaissent pas. Sauf peut-être un lueur dans le regard d’un vieil homme. Ou l’obsession d’un journaliste à réunir les pièce d’un vieux puzzle. Sauf peut-être les ronds dans l’eau. Car certains actes ont des répercutions inattendues, même très longtemps après avoir été commis…

  • Le deuxième homme – 2012 – Fleuve Noir

Le-Deuxieme-homme

Quatrième de couverture : « Je suis le fils d’un fantôme et d’une bouteille de gin. » C’est ainsi que Stéphane parle de lui. Une coquille vide. Un petit caïd sans passé ni personnalité. Jusqu’à Norah, qu’il rencontre un soir, dont il tombe fou amoureux et qui, mystérieusement, passionnément, l’aime en retour, l’apaise, l’emplit enfin. Une histoire d’amour aussi heureuse qu’inespérée… Jusqu’à la chute, la descente aux enfers. Alors qu’il n’envisage que l’avenir avec elle, Stéphane découvre une photo surgie du passé de Norah. Le visage de l’homme à ses côtés, il le connait bien, et pour cause : c’est le sien.

  • Imagine le reste – 2014 – Fleuve Noir

Imagine-le-reste (1).jpg

Quatrième de couverture : Quand ils volent au caïd local un sac rempli d’argent, Fred et Karl peuvent enfin dire adieu à Calais et aux combines minables. Ils font cap vers le sud pour retrouver Carole, leur amour de toujours, en rêvant à la suite. Tout serait si simple s’il suffisait d’imaginer le reste pour qu’il arrive. Mais, invariablement le destin vous détrompe. Ce sac en cuir brun qu’ils trimbalent à présent, ils ne sont ni les premiers ni les derniers à lui avoir couru après, tous pour des raisons différentes : la gloire, le bonheur, un passé qu’on voudrait voir renaître… ou simplement une place, une place dans le puzzle de la vie..

  • Ce qu’il nous faut c’est un mort – 2016 – Fleuve Noir

Ce-qu-il-nous-faut-c-est-un-mort.jpg

Quatrième de couverture : Pour 60 millions de Français, la nuit du 12 juillet 1998 fut celle d’une victoire footballistique. Pour six d’entre eux, ce fut la nuit où leur vie a basculé. Vingt ans plus tard, un destin sans hasard les réunit à Vrainville, Normandie, où les ateliers de lingerie Cybèle sont sur le point de passer aux mains d’un fonds de pension. À la clef, une véritable fracture sociale. Devant l’indifférence médiatique, l’une des ouvrières ironise : « Ce qu’il nous faudrait, c’est un mort. » De mort, il y en aura un, qui ressuscitera le souvenir d’une certaine nuit – une nuit de victoire, de regrets et de larmes.

Je garde le souvenir d’une excellente lecture, ce roman est poignant, parfaitement bien écrit. Malheureusement, il reflète la dure réalité de certaines entreprises françaises. 

  • Départs – 2017 – Les éditions In8

Departs

Quatrième de couverture : Quatre trains à destination de Rennes. A leur bord, deux femmes et deux hommes voyagent seuls. Chacun se rend dans la capitale bretonne pour une raison très personnelle : la vengeance pour Gabin, l’ancien taulard, une audition au Théâtre national de Bretagne pour la toute jeune Lisa, la dernière visite à son père mourant pour Philippe, le fugitif, et la vente d’une montre précieuse pour couvrir des frais médicaux pour la vieille Suzanne. Chaque trajet ferroviaire sonne un nouveau départ

  • Sauf – 2018 – Fleuve Noir

Sauf.jpg

Quatrième de couverture : L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

Vous pouvez retrouver mon avis sur ce livre en cliquant sur le lien ici.


Sa bibliothèque, quatre questions :

 

1. Etes-vous davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Hervé Commère : Je n’ai aucun principe sur le sujet mais je n’ai que des livres neufs chez moi. La raison est simple : je travaille dans une libraire. J’achète les livres avec 30% de réduction.J’ai même quelques services de presse, puisque on en reçoit tous les jours dans tous les domaines.
Concernant les dédicaces, j’ai plusieurs romans signés aussi, que j’achète sur les
salons. Mais à vrai dire, avant d’être moi-même auteur, je n’avais jamais demandé de dédicace à personne. Ce qui m’importe dans un livre, c’est le texte.

 

2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ?

Hervé Commère : J’ai deux grandes bibliothèques dans l’entrée de l’appartement, remplies de livres. Il n’y a pas d’ordre, on ne peut pas y retrouver quoi que ce soit. Il y a peut-être même des livres en double… Depuis peu, je mets ceux que j’achète en haut d’une tour à DVD dans le salon. Ils sont en attente de lecture. Là, l’espace est restreint : ces livres, il faudra que je les lise si je veux en acheter d’autres.

unnamed.jpg

 

3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Hervé Commère : Il y en a beaucoup, bien sûr. Ma chérie me somme de lire « La mort est mon métier » de Robert Merle depuis environ dix ans. Je l’ai commencé plusieurs fois, sans dépasser la dixième page, et en sentant pourtant que je suis face à quelque chose de très bon. Je ne sais pas quand ça viendra, mais c’est un jour que j’attends avec impatience.

La-mort-est-mon-metier.jpg

4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Hervé Commère : J’ai ramené « Un fils parfait » de Mathieu Menegaux du salon de Mulhouse ce week-end. J’ai lu son premier il y a quelques mois, et l’histoire me hante encore.

Un-fils-parfait.jpg

Petit bonus :
Pourriez-vous citer un artiste (peintre, sculpteur, dessinateur…) que vous affectionnez particulièrement ?

Hervé Commère : L’artiste que je citerai est musicien, il s’agit de Lalo Schifrin. On le connaît comme compositeur de musique de film (Bullit, Mannix, Mission impossible…), il a par ailleurs enregistré de nombreux albums de jazz et de bossa-nova. Je ne suis pas loin de dire qu’il y a toujours un de ses morceaux quelque part dans ma tête. J’aimerais le voir en concert un jour.

A-23165-1286127209.jpeg.jpg

 


Je remercie vivement Hervé Commère d’avoir joué le jeu de répondre à cette interview qui nous permettra de le découvrir davantage en tant que lecteur ! Par la même occasion, vous avez peut-être découvrir des titres le concernant. Pour ma part, je ne connaissais pas Départs

Bonne lecture,

L.