« Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions », ce petit rendez-vous littéraire sans prétention, est né de la curiosité de savoir quel lecteur se cache derrière l’auteur. Car oui, tout auteur est avant tout un lecteur – comment écrire sans lire ?


Un auteur :

Le monde virtuel qu’est Facebook permet de belles rencontres… Celle avec Cathy en fait partie ! J’ai été charmée par cette belle femme au grand cœur vivant au centre de la forêt amazonienne avec toutes les bestioles qui existent ! Rien que d’y penser j’en ai la chair de poule ! Berkk ! 

Après quelques commentaires puis des échanges en message privé, j’ai encore plus apprécié sa personnalité et j’ai découvert ses mots dans « La nuit, je mens » donc c’est tout naturellement que j’ai commandé son dernier à ma libraire ! Je vous en reparlerai donc très vite !

En attendant, je laisse la parole à Cathy pour se présenter à vous !

« Après une carrière dans l’industrie pharmaceutique en Suisse puis en France, je suis partie vivre en Guyane, où j’ai animé pendant une saison une émission quotidienne littéraire sur la chaîne Guyane1ère. Je me consacre désormais à l’écriture, parfois dans des conditions qui peuvent paraître étranges, notamment quand je m’équipe de mon grand cahier, de mon stylo plume et de ma lampe à pétrole et qu’après quelques heures de pirogue, je rejoins le cœur de la forêt amazonienne, y installe mon hamac et me livre à un intense séjour de contemplation. Que l’on se rassure, je suis escortée par l’homme du reste de ma vie qui maîtrise comme personne l’art de faire du feu et de faire cuire le riz (entre autres).
J’ai, de cette manière, terminé l’écriture de mon premier roman, La nuit, je mens (Albin Michel, 2017) et j’ai récidivé avec un deuxième roman, à paraître le 5 octobre 2018 aux Éditions Emmanuelle Collas, Et boire ma vie jusqu’à l’oubli.
J’ai conservé, en région parisienne, un joli petit pied-à-terre dans une forêt un peu moins amazonienne, qui me permet, une ou deux fois par an, de retrouver le climat métropolitain, les amis, la famille, et mon éditrice pour quelques joyeuses séances de travail. »

Sa bibliographie :

  • La nuit, je mens – Avril 2017 – Albin Michel 

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Quatrième de couverture : Mathilde pensait avoir rencontré l’homme de sa vie, Gaspard, un homme savoureux, presque parfait. Mais son premier amour, Guillaume, réapparaît la nuit, en songe… Il était parti si loin, depuis si longtemps, et Mathilde n’a jamais pu se résigner à son absence.

Au cœur de cet étrange ménage à trois qui s’installe, entre rêve et réalité, Mathilde se cherche : où est sa vie ? Dans le regret d’un amour défunt ou dans le présent qui lui tend les bras ?

Un premier roman étrange et poignant où Cathy Galliègue explore avec subtilité l’inconscient de nos sentiments, de nos désirs, de nos âmes en peine… Jusqu’aux frontières de la folie.

 

  • Et boire ma vie jusqu’à l’oubli – 5 octobre 2018 – Éditions Emmanuelle Collas

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Quatrième de couverture : Betty s’efforce de vivre mais, à la nuit tombée, elle se cache et boit pour oublier la mort de son mari, Simon, et pour se souvenir de sa mère. Elle s’abrutit et s’effondre. Dans sa quête de la vérité, les images reviennent peu à peu. Des clichés tendres de l’enfance, une mère trop belle pour être vraie, des souliers rouges… et cette question lancinante : « Elle est où, maman ? »

Cathy Galliègue aborde dans Et boire ma vie jusqu’à l’oubli un sujet tabou, celui de l’alcoolisme féminin, et nous offre un très beau roman, intense et sans filtre, sur la mémoire et le deuil, un diamant brut plein d’humanité et d’espoir.

N’hésitez pas à suivre l’activité de Cathy sur sa page Facebook 


Sa bibliothèque, quatre questions :

 

1. Etes-vous davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Cathy Galliègue :J’aime particulièrement les livres neufs, grand format, l’objet livre, et si je rencontre l’auteur qui me le dédicace, alors il rejoint ma petite collection de précieux, que je prête difficilement.

J’aime aussi les livres qui ont un vécu, les ouvrages introuvables que l’on déniche chez les bouquinistes. J’ai d’ailleurs une très bonne adresse à Cayenne que je partagerais volontiers avec les guyanais qui auraient envie de fouiller les vieux papiers.

Mais depuis que je suis en Guyane, je me suis convertie à la lecture numérique, malgré ma grande préférence pour le papier. J’aime pouvoir répondre instamment à mon désir d’un livre dont on m’a parlé, par exemple, et il n’est pas toujours facile, ici, d’assouvir ce type d’achat compulsif au format papier. La liseuse possède cependant l’avantage de pouvoir contenir un nombre incalculable de bouquins que je peux embarquer partout, y compris au fond de la forêt.

2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ?

Cathy Galliègue : Ma bibliothèque est restée en métropole, dans ce fameux petit nid dont je parle plus haut.

Au fil de ces trois années, j’ai bien sûr acheté pas mal de livres que j’ai donnés récemment à l’association Le Refuge où je suis bénévole. J’y anime un atelier d’écriture et nous avons le projet de créer une petite bibliothèque pour les jeunes hébergés au sein de la structure. Je n’ai donc plus de livres chez moi mais c’est un réel bonheur de pouvoir les partager. Les livres doivent circuler, voyager de mains en mains et devenir sujets d’échange autour du texte. Si je peux offrir ce plaisir à des personnes qui n’ont pas les moyens d’accéder à la lecture, alors je n’hésite pas.

3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Cathy Galliègue : Aucun. Comme j’achète de manière compulsive les livres qui me font très envie, je ne les laisse pas traîner. Je lis beaucoup, souvent le soir, c’est un très bon sevrage de la télévision, des écrans, du virtuel, un moment à l’écart du monde.

4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Cathy Galliègue : La salle de bal, de Anna Hope. Commencé très récemment, je suis captivée par ce roman extrêmement bien documenté sur l’univers psychiatrique de début du XXème siècle.

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Pourriez-vous citer un artiste (peintre, sculpteur, dessinateur…) que vous affectionnez particulièrement ?

Cathy Galliègue : Sans hésitation, Ousmane Saw. Je l’ai découvert il y a longtemps, lors de l’exposition de Little Big Horn sur le Pont des Arts à Paris. J’ai été bouleversée par ses sculptures monumentales « en mouvement » dont les gestes, les chutes, les douleurs, les regards prennent vie et s’animent.

 

Et je ne peux pas ne pas citer mon amie Karine Meynard, une artiste de l’ombre, qui dessine pour son plaisir et celui de ses ami(e)s, de sa famille dont elle crayonne des portraits infiniment sensibles.

Elle agrémente aussi ses fiches de lecture – pour la Maison de la presse de Mérignac – de dessins en écho au thème du roman. Les lecteurs sont irrésistiblement attirés et les auteurs toujours touchés.

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Vous pouvez suivre les dessins de Karine sur son instagram


 

Quel plaisir d’avoir comme invitée Cathy ! 

C’est une auteure que j’affectionne particulièrement tant par sa personnalité, que par son charisme mais aussi ses idées, bien tranchées mais je suis plus que tout, charmée par ses mots !

N’hésitez pas et lisez Cathy Galliègue puis revenez m’en parler !

Bonne lecture,

L.

Ps : je remercie Cathy de m’avoir permis d’échanger avec Karine, artiste que je ne connaissais pas, mais avec qui j’ai un point commun et des connaissances communes, comme quoi… le monde est petit ! Un petit indice…

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Karine, tu pourras faire un bisous à Pépita et Marie-No de ma part ! Hâte de te rencontrer en vrai à Fargues !