« Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions », ce petit rendez-vous littéraire sans prétention, est né de la curiosité de savoir quel lecteur se cache derrière l’auteur. Car oui, tout auteur est avant tout un lecteur – comment écrire sans lire ?


Un auteur :

Pour définir Jérôme Attal en un seul mot, c’est assez simple :  artiste ! Il est écrivain, parolier, scénariste, auteur-compositeur-interprète et chanteur français ! J’ajouterai poète.

Jérôme a écrit plus d’une quinzaine de livres. Ci-dessous, vous trouverez quelques uns de ses romans :

  • Folie furieuse – 2010 – Robert Laffont et Pocket :

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Quatrième de couverture : Vous êtes jeune, jolie, célibataire ? Vous faites quoi, en ce moment ? Chercher l’amour, ça vous branche ? 

Certes, dans ce livre, vous trouverez surtout : des dragueurs lourdingues, des hommes mariés, un vampire, des GI’s surarmés et Charles Bukowski. 

Mais bon, dans le lot, il y aura bien un prince charmant. Il suffit de faire les bons choix. Et ça, c’est votre travail. 

Alors à vous de jouer ! Avec ce livre dont vous êtes l’héroïne, Jérôme Attal offre une fantaisie littéraire et sentimentale irrésistible.

  • Les jonquilles de Green Park – 2016 – Robert Laffont et Pocket :

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Quatrième de couverture :  » Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu’au mois d’avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d’avril. Comme nous autres en ce moment. 

 » Septembre 1940. Tommy vit avec ses parents et sa grande sœur Jenny. C’est le début des bombardements allemands sur Londres. Ils se préparent tout de même à fêter Noël. Tommy et ses copains se passionnent pour les super-héros : Superman, Buck Rogers et… Winston Churchill. 

L’aventure ne serait pas la même sans deux petites frappes : Nick Stonem et Drake Jacobson, aussi vilain que sa jumelle, Mila, est belle. Dans un Londres en lambeaux, ces jeunes adolescents vont se créer leurs propres histoires et se perdre dans les brumes et le fracas d’une ville enflammée. Mais fêter Noël et revoir les jonquilles en avril restent la plus belle des résistances.

  • L’appel de Portobello road – 2017 – Robert Laffont et Pocket :

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Quatrième de couverture : En pleine nuit, Ethan reçoit un appel téléphonique étrange. Au bout du fil, il reconnaît la voix de ses parents disparus depuis deux ans. Après avoir pris de ses nouvelles, sa mère raccroche sur ces mots : « Dis à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours. » Le problème, c’est qu’Ethan est fils unique.
C’est le début d’une folle aventure…

Un secret de famille tombé du ciel. Un compositeur de chansons. Des nuits parisiennes et le vacarme de la solitude. Une décision à prendre. Une fille au bout de la route. Deux pom-pom girls originaires de Tchéquie. Une fête monstre avec le fantôme d’une star du rock. De la porcelaine anglaise. Comme est la vie. Fragile et robuste à la fois. Et une ode à l’amour au tournant de chaque page.


 

Pour information, son prochain roman sortira à l’occasion de la rentrée littéraire le 16 août 2018 aux éditions Robert Laffont sous le titre 37, étoiles filantes

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Vous pouvez retrouver l’actualité de Jérôme sur son site en cliquant ici ou encore sur compte FB par exemple en cliquant ici

 


Sa bibliothèque, quatre questions :

 

1. Etes-vous davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Jérôme Attal : Je préfère les livres neufs, bien que les livres déjà lus par des mains aimées ou désirées, en secret ou non, puissent avoir une valeur ou une saveur particulière. Mais avant tout, j’aime l’objet livre. C’est étrange parce que je n’étais pas spécialement un enfant qui lisait, ou alors des bandes dessinées, des comics américains, et quand j’ai quitté le domicile de mes parents pour vivre seul, à Paris, vers dix-huit, dix neuf ans, j’ai eu besoin des livres. De l’objet livre. Pour me créer un nouveau territoire. J’ai foncé dans Dostoïevski, Salinger, Duras, Nabokov, Fitzgerald, et pas mal d’autres choses comme un jeune homme qui a besoin d’une rampe, d’un appui, pour devenir soi dans le monde. Pour sortir de la petite enfance protégée et rêveuse qui avait été la mienne. Les livres sont devenus ma constitution.

2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ?

Jérôme Attal : Morcelée dans l’appartement, parfois à la manière de plantes grimpantes, elle peut paraître éclectique pour quelqu’un qui ne me connait pas. Chaque livre peut faire sens pour quelqu’un qui me connaît. Elle décrit un univers, un contexte. Il y a des romans français, et aussi beaucoup de livres sur la peinture, le cinéma, qui sont mes grandes amours. J’ai aussi pas mal de graphic novels, de bandes dessinées, et pas mal de livres en anglais, jeunesse et romans. J’ai l’intégrale de Dostoïevski dans la géniale traduction d’André Marcowicz pour la collection Babel, et l’intégrale des histoires de Donald Duck par Carl Barks. Je les ai mis côte à côte parce que, selon moi, le prince Mychkine et Donald Duck partagent une certaine sensibilité.

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3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Jérôme Attal : J’aime cette histoire de la pile à lire. Ça flatte le côté nerd et pop de beaucoup d’entre nous. Mais je n’ai pas vraiment de pile à lire. Je suis trop gourmand. C’est comme si j’empilais les cheescake ou les tartes aux fruits rouges sans les goûter. Ça ne se fait pas.

4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Jérôme Attal : Donc le petit dernier qui a rejoint « La pile que je suis en train de lire » J, c’est l’intégrale des aventures de Jeanne Picquigny de Fred Bernard aux éditions Casterman. C’est merveilleux. Ce que j’aime chez Salinger, c’est qu’il donne sa propre version de tout ce qu’il aime chez Fitzgerald. Et bien c’est pareil avec Fred Bernard, il donne sa propre version de tout ce qu’il aime chez Hugo Pratt. Il fait ce que Salinger a fait de Fitzgerald. Il créé son propre univers dans un contexte. C’est ce que font tous les peintres depuis les balbutiements de la Renaissance et même avant. On peut bien sûr ressentir, mais on ne peut pas comprendre totalement Picasso sans passer par Velasquez ou Paolo Uccello. J’ajouterai que c’est ce que j’aime chez chaque artiste aussi, ce qui me fait adhérer à leur univers, les cinéastes comme David Lynch ou des écrivains aussi différents que Marguerite Duras, John Green, ou Richard Brautigan. À chaque fois, je retrouve leur petite musique. Je crois qu’être un artiste c’est avoir la capacité de produire de la nouveauté en terrain connu.

Concernant Fred Bernard, j’ai la chance qu’il ait accepté d’illustrer une de mes histoires. Ça sortira sous la forme d’un livre disque pour Noël, aux éditions Le label dans la forêt, avec des chansons d’Élise Reslinger.

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Petit bonus :

Pourriez-vous citer un artiste (peintre, sculpteur, dessinateur…) que vous affectionnez particulièrement ?

Jérôme Attal : Oh je viens d’en citer pas mal. Mais j’ai envie de dire : Roald Dahl.

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Quel plaisir d’avoir partagé ce moment avec vous, Jérôme, je crois que je vous lirai des heures ! Vous avez une sensibilité et beaucoup d’émotions dans vos mots, c’est un régal !

Merci à vous,

Bonne lecture,

L.