« Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions », ce petit rendez-vous littéraire sans prétention, est né de la curiosité de savoir quel lecteur se cache derrière l’auteur. Car oui, tout auteur est avant tout un lecteur – comment écrire sans lire ?


Un auteur :

Mathieu Menegaux est né en 1967. Il est l’auteur Je me suis tue (Grasset, 2015, Points 2017), primé aux Journées du Livre de Sablet, et de Un fils parfait (Grasset, 2017, Points 2018), prix Claude Chabrol du roman noir, en cours d’adaptation pour la télévision.

Sa bibliographie :

  • Je me suis tue– 2015 – Grasset :

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Quatrième de couverture : Un dîner en ville. Au menu, nourriture bio, affaires et éducation des enfants. Claire s’ennuie et décide de rentrer seule à vélo. Elle ne le sait pas encore mais sa vie vient de basculer. Tour à tour victime puis criminelle, Claire échoue en prison et refuse obstinément de s’expliquer. À la veille de son jugement, elle se décide enfin à sortir de son mutisme…

  • Un fils parfait – 2017 – Grasset :

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Quatrième de couverture : Maxime, enfant unique d’Élise, a tout du fils parfait : brillantes études et carrière fulgurante ; c’est un mari aimant comme un père attentionné. Un jour, sa femme Daphné va découvrir la faille dans ce tableau idyllique. Le conflit est inévitable : il sera sans merci.
Jusqu’où une mère doit-elle aller pour protéger ses filles et faire valoir ses droits, alors que personne n’accepte de la croire ?
Inspiré d’une histoire vraie, Mathieu Menegaux nous livre ici le récit du combat d’une mère contre la machine judiciaire.

  • Est-ce ainsi que les hommes jugent ? – 2018 – Grasset :

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Quatrième de couverture : Une journée particulière. Gustavo, père de famille, directeur financier, doit effectuer une présentation importante devant l’état-major de sa multinationale. Des mois de préparation, un tournant pour sa carrière.
Au lieu de l’heure de gloire espérée, la police faire irruption à son domicile, à l’aube. Perquisition, accusation d’homicide volontaire, indices concordants, Gustavo va être placé en garde à vue et traité sans ménagement. Heures sombres, qui vont déstabiliser un cadre supérieur sans histoires et le conduire à redouter le pire pour son avenir.
Son épouse Sophie va mobiliser son réseau et son énergie pour démontrer l’innocence de son mari et préserver leurs deux garçons des conséquences dévastatrices de cette mise en cause.
Mais comment rétablir la balance de la justice dans un univers gouverné par l’émotion et la recherche immédiate d’un coupable ?

Avec un style direct et tendu, Mathieu Menegaux nous livre un roman haletant, une plongée en apnée dans le monde de l’injustice.


Sa bibliothèque, quatre questions :

 

1. Etes-vous davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Mathieu Ménégaux : Je ne suis que livres neufs ! Après que j’ai lu un livre, il est encore comme neuf, je suis affreusement maniaque, je ne corne pas les pages, je ne souligne rien, je ne casse pas le dos, j’en prends soin comme si je devais les reposer sur la table de la librairie après lecture… J’ai été longtemps exclusivement un acheteur (compulsif) de poches, avant de devenir auteur, et de comprendre que, si personne n’achète les grands
formats, il n’y a pas de parution en poche. Depuis, je n’achète plus que des grands formats pour la littérature contemporaine, et je garde les poches pour les classiques…
Ma collection d’ouvrages dédicacés s’agrandit après chaque salon 😉

2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ? (Classement alphabétique, une pile de bouquins à côté du lit…)

Mathieu Ménégaux : Dans la famille torturé, je suis pas mal… Mes livres de poche sont classés par ordre alphabétique, et les grands format par collection, pour faire joli. Les BDs, c’est n’importe comment (ouf). Et j’ai une bibliothèque spéciale pour les polars. Les étagères de ma bibliothèque accueillent joyeusement les papiers à ranger, des photos, des cartes de fidélité qui ne me servent à rien, des étiquettes de bagages, du parfum, des lunettes de soleil et à chaque fois je me dis qu’il faudrait ranger tout ça. Demain, sûrement.

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3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Mathieu Ménégaux : Au-dessous du volcan, de Malcom Lowry. Il paraît que c’est un chef d’œuvre. Je vous dirais ça dans 10 ans… peut-être !

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4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Mathieu Ménégaux : Mohammad, ma mère et moi. Je serai avec Benoît Cohen au salon de Saumur dimanche prochain, et j’attends qu’il me le dédicace pour le mettre au sommet de ma pile.

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5. Enfin, pourriez vous me citer un artiste (peintre, sculpteur, dessinateur…) que vous affectionnez particulièrement ?

Mathieu Ménégaux : Raymond Depardon. Ses séries de photos sur la France, sur New York, sur les endroits où on enferme les fous, sur le Liban, sur l’Afrique, à chaque fois je suis conquis. Un œil, un talent de conteur sans les mots, chapeau !

 


 

Un grand merci Mathieu Ménégaux pour votre disponibilité et votre gentillesse ! C’est très sympa à vous d’avoir joué le jeu ainsi !

Bonne lecture,

L.