les-psychopathes-du-polar

Bonjour Ingrid,

Merci d’avoir accepté de partager ce petit moment avec moi.

Mon souhait à travers cet échange est de faire découvrir la personne mais aussi l’auteur que vous êtes et pourquoi pas la lectrice !

Je prends le relais de Marie-Noëlle, la pression est toujours là ! J’en profite, d’ailleurs, pour féliciter, Marie-No, de ce magnifique portrait.

Je suis ravie de vous retrouver, je garde un excellent souvenir du précédent (Salon Lisle Noir), nous avions bien ri !

 


 

C’est parti ! Un petit thé ou un café ?!

Je suis ravie de faire cet entretien avec vous, Louise et… il me semble qu’il est l’heure de l’apéro ! Un petit spritz ?

Ingrid, pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous vous présenter ?

Ex-criminologue et romancière, j’écris des thrillers, essentiellement, mais aussi des romans fantastiques sous le pseudonyme Myra Eljundir. Je m’intéresse à toutes les formes de narration : j’écris des nouvelles parfois, mais aussi des scénarios pour la télévision ou encore pour des murder parties (sortes de Cluedo géant) que j’anime dans des librairies. Plus récemment, j’ai créé une chaîne YouTube afin d’explorer davantage la transmission orale d’histoires, mythes et légendes.

Comment vous décririez-vous de caractère ?

Je suis une introvertie qui se fait violence pour participer à des manifestations publiques 😉 je suis entière et empathique, et je ne supporte pas l’injustice, les abus, quels qu’ils soient. Je suis totalement dépourvue du gène mondain, celui qui permet de se composer un masque en toute occasion, ce qui m’occasionne parfois quelques… inimitiés, mais mes mots et marques d’amitiés sont toujours sincères, c’est l’avantage.

Quelle a été la place de la lecture dans votre enfance ? Que lisiez-vous ?

La lecture et le recours à mon imaginaire ont rendu mon enfance plus supportable. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main : mythologie grecque, science-fiction, romans policiers ou d’amour, dictionnaire ! Ah… le dictionnaire ! J’adorais aller chercher un nouveau mot, puis en découvrir un autre dans sa définition, me précipiter sur sa page pour le comprendre…

Quelles études avez-vous suivies ?

Des études de psychologie. Je me suis spécialisée en criminologie, mais aussi en psychologie systémique. Sinon, quand je vivais en Irlande, j’ai suivi des cours de massage indien du crâne et ai été initiée au reiki, ça compte ?

Quelles sont les causes pour lesquelles vous vous battez ? Qu’est-ce qui vous anime ?

La cause de ceux qu’on abuse et qui ne peuvent se défendre seuls : les animaux. Je suis très investie dans la protection animale, le combat contre la cruauté, la violence gratuite. Les animaux ont toujours fait partie de ma vie et, encore plus que les livres, ce sont eux qui m’ont guidée et sauvé la vie quand j’étais enfant. J’ai un élan systématique vers les animaux, je me sens bien en leur compagnie, je les comprends…

Je suis aussi féministe, et je me bats non seulement pour cette cause mais aussi contre les préjugés qu’elle provoque. Non, être pour l’égalité hommes-femmes n’équivaut pas à vouloir dominer ou castrer les hommes, non être féministe n’est pas se positionner contre les hommes. Être féministe c’est simplement vouloir rétablir la justice pour toutes les femmes, et qu’elles s’approprient ou se réapproprient leur « entièreté », leur force. C’est le corollaire de l’humanisme, ni plus, ni moins.

 


 

Maintenant que nous vous connaissons davantage, parlons de l’auteur qui est en vous !

Au fait, vous dites Auteur, auteure, autrice, écrivain, écrivaine lorsque vous parlez de vous ?

Pour mettre tout le monde d’accord, on peut dire « romancière » 😉 mais sinon, j’aime bien autrice. La première fois que j’ai lu ce mot, je l’ai trouvé laid, me suis dit qu’il sonnait mal. C’était juste parce que je n’en avais pas l’habitude. Et puis j’ai découvert que ce mot avait déjà existé mais avait été supprimé de la langue française par le Cardinal de Richelieu. Ne supportant pas que les femmes puissent être des intellectuelles, il a fait « déféminiser » les métiers de tête par l’Académie Française.  Et hop ! Plus d’autrice ! En revanche, « l’actrice » conçue pourtant sur le même modèle (à une lettre près c’est le même mot) mais qui selon lui ne faisait que le commerce de son corps, ne lui posait pas de problème (sympa pour les actrices, au passage)… Alors, même si auteure a le mérite d’exister… dans le langage courant ou chez nos cousins francophones (la France a un sacré retard à rattraper), je suis pour la réhabilitation d’autrice !

Vous avez écrit sept romans. Est-ce que le genre thriller/polar s’est présenté à vous comme une évidence ? Comment l’expliquez-vous ?

Je suppose que mon passé de criminologue y pas mal contribué ! Et puis, ce que j’aime dans le thriller, c’est exercer ma logique en créant une structure, jouer avec les apparences, creuser la psychologie des personnages. J’aime gratter le vernis, dans la vraie vie, comprendre les motivations des uns, les failles ou les mensonges des autres… et je les retranscris dans mes romans !

Comment en êtes-vous venue à l’écriture ? Est-ce un besoin ?

J’ai toujours aimé écrire, mais à partir du moment où j’ai commencé mes études, j’ai remisé ce besoin dans un recoin de mon cerveau. Je n’avais pas le temps pour cela, et puis devenir écrivain me paraissait un doux rêve, mais un rêve inaccessible. Jusqu’au jour où un éditeur m’a mis le pied à l’étrier et a littéralement libéré ma créativité. Depuis, je ne cesse d’écrire, de créer, c’est une véritable drogue pour moi !

Comment procédez-vous lorsque vous êtes en période d’écriture ? Des rituels ?

Il y a une longue période d’incubation, je me nourris de ce/ceux que je croise, de mes réflexions, émotions, envies… Et quand soudain l’idée est là, que le plan arrive et que les personnages commencent à peupler mon imaginaire, alors c’est l’euphorie, la frénésie ! En général, j’écoute ou joue de la musique juste avant de me lancer (mais pas pendant ! j’ai besoin du silence absolu pour écrire), je fais un câlin à mes chats (que dis-je ? mes muses !) et je me jette à l’eau !

Faites-vous relire vos écrits au fur et à mesure de votre avancée ?

Ça m’arrive oui, mais à une personne triée sur le volet… et capable de supporter que je le fixe comme une timbrée pendant toute sa lecture et l’interrompe à coups de « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? T’en es où ? Ça va, tu aimes ? T’as pas l’air d’aimer ! Ben montre-le que t’aimes ! Ok, je te laisse tranquille… Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? (etc…) »

Parlez-nous de vos romans ? Un vous tient-il plus à cœur que les autres ?

Mon préféré est toujours le dernier que j’ai écrit, parce qu’il correspond à celle que je suis maintenant et que j’y ai mis tout mon cœur…

Pour ma part, je ne les ai pas encore tous lus, mais j’ai beaucoup aimé « Sa vie dans les yeux d’une poupée », j’ai eu un vrai coup de cœur avec « La prunelle de ses yeux ». Comment vous documentez-vous pour écrire vos livres ? Interview ? Enquête de terrain ? Recherches en bibliothèques, internet ?

Un peu tout ça en effet ! Je ne peux concevoir écrire sur un sujet sans le comprendre un minimum, écrire sur un lieu sans y être allée… J’ai besoin de saisir l’essence des choses, de les vivre, presque, pour les restituer.

Ah, j’oubliais, qui est Myra Eljundir ?

Mon alter ego autrice de romans fantastiques ! On dit qu’elle écrit du Young Adult mais elle n’aime pas vraiment les étiquettes. Elle trouve que c’est réducteur, que ça sert juste à placer un livre dans un rayon et à priver une catégorie de lecteurs d’une histoire qu’ils auraient pu aimer. Elle écrit des histoires qui la touchent, tant pis si ça ne plaît pas aux jeunes, tant mieux si ça plaît aux vieux. Et vice-versa ! 😉

Quelle lectrice êtes-vous ? Réussissez-vous à lire lorsque vous écrivez ?

Je manque cruellement de temps pour lire, surtout en phase d’écriture. J’ai des phases de boulimie de lecture et d’autres plus calmes. J’aime les essais, le fantastique, la philosophie (promis, je vous ferai bientôt voir ma pàl). J’aime lire dans l’eau… hélas, je n’ai pas de baignoire L

D’autres projets vous animent. Récemment, vous avez créé une chaîne Youtube, pouvez-vous nous en parler ?

J’avais envie d’avoir un contact plus direct avec mes lecteurs, d’explorer d’autres formes de narration, alors j’ai décidé de me mettre face caméra et de raconter des histoires que j’aime bien, comme ça, sans prétention. Ça peut être sérieux ou léger, intriguant ou flippant, long, court… je ne me fixe pas de règle. Et j’y ai pris goût au point de vouloir écrire des histoires originales pour ce format-là… et de tourner des courts-métrages ! Bref, je m’éclate et j’adore ça ! Venez jeter un œil si cela vous tente ! C’est gratuit J

 https://www.youtube.com/channel/UCBc8ycwbEQnSR1Np497FZVg

Est-ce que vous participez à d’autres projets d’écritures comme scénarii de téléfilms/films ? Est-ce une écriture différente ?

Oui, outre l’adaptation de Tout pour plaire à laquelle j’ai participée (diffusion prochainement sur Arte) je travaille actuellement sur un projet de série original que j’ai créé… j’espère qu’elle verra bientôt le jour. L’écriture est très différente, en effet : si dans un roman on raconte une histoire, avec un scénario on la donne à voir… Par exemple, on ne peut pas mettre de voix OFF indiquant l’état d’esprit d’un personnage, on doit le faire comprendre au spectateur en le mettant en action… On est aussi un peu moins maître à bord puisqu’on doit se plier aux exigences d’une chaîne et d’un producteur. Mais l’exercice conserve sa part de magie, surtout lorsqu’on voit son histoire portée à l’écran.

Quels sont vos projets à venir ? Bien sûr, si je ne suis pas trop indiscrète !

Un nouveau thriller ainsi que le tome 2 d’Après Nous en 2019… Et un petit ovni littéraire à venir, rédigé à quatre mains. Je poursuis aussi les ateliers d’écriture de thriller  et envisage d’en faire davantage : si vous êtes intéressés, envoyez-moi un message sur Facebook ! Et petit scoop : une nouvelle que j’ai rédigée pour les 30 ans de la Griffe Noire paraîtra en juin 2018 !

Que faites-vous le 12 mai ?!

Je participerai à un salon organisé par des personnes passionnées et admirables. J’ai hâte de rencontrer les lecteurs bordelais, ça va être un beau moment J

Un dernier mot ?

A suivre… 😉

 


Je conclus cet échange aux anges : Merci Ingrid ! Moment très agréable !

Vous aurez perçu qu’Ingrid est pétillante, pleine de projets, vit à fond ses passions et ça, j’adore ! J’espère que vous aimerez la personne, l’autrice 😉 qu’elle est autant que moi !

N’hésitez pas à aller lui faire un coucou de ma part Samedi ! 😉

Vous pouvez retrouver l’actualité d’Ingrid sur ses comptes :

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Je vous invite à découvrir « ma sélection » des romans d’Ingrid que vous pourrez retrouver sur le salon :

  • La prunelle de ses yeux – 2017 – Pocket

La-prunelle-de-ses-yeux (1)

Quatrième de couverture : Gabriel Abramovic a tout perdu en l’espace d’une nuit. La vie qu’il s’était construite à force de sacrifices. Victor, son fils de 17 ans, battu à mort par un inconnu. La vue. Dix ans plus tard, il a appris à tout surmonter. Sa cécité, qu’il n’a pas renoncé à combattre. Sa solitude, qu’il comble en cumulant les conquêtes. Tout. Sauf le deuil de son enfant. Germe alors une idée un peu folle dans sa tête : et si sa guérison passait par la résolution du meurtre de son fils, resté impuni ? Victor était un garçon brillant mais secret, torturé, excessif, curieux. Le genre qu’on peut vouloir réduire au silence de façon radicale. Gabriel décide de partir à la rencontre des dernières personnes qui l’ont côtoyé afin de faire la lumière sur les circonstances de sa mort.
Pour le guider dans sa quête sous forme de road trip, il recrute Maya Torres, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer le véritable but de ce voyage. Facile et bien payé, ce travail tombe à point nommé pour la jeune femme aux fins de mois difficiles. Elle devra être son guide, son chauffeur. Ses yeux. Mais qui guide vraiment qui ? Gabriel éveille Maya à une sensualité à laquelle elle avait renoncé depuis longtemps, la fait rire, rougir, fait battre son cœur. Seulement, quand leurs escales la ramènent systématiquement à un secret qu’elle croyait à jamais enterré, Maya commence à douter : Gabriel est-il celui qu’il prétend ? Ne lui a-t-il pas tendu un piège pour l’entraîner vers ses propres ténèbres ?

  • Tout pour plaire – 2015 – Pocket

Tout-pour-plaire

Quatrième de couverture : Voila, vous y êtes.
Arrivés au point de rupture.
Depuis longtemps déjà, votre couple dérange. Parce qu’une belle et brillante jeune femme n’a pas pu renoncer à tout pour se consacrer à son riche mari comme ça, sans être influencée. Ou vénale.
Parce qu’un séducteur avide de pouvoir n’a pu obtenir la totale dévotion de son épouse que par la tyrannie et la manipulation.
Comme tous les pervers narcissiques.
Oui les ragots vont bon train. Alors quand s’installe chez vous un deuxième homme, aussi attirant que sulfureux, les esprits s’échauffent davantage. Et la disparition pour le moins suspecte de sa femme n’arrange rien. Bien au contraire.
Pour vos voisins sont désormais réunis tous les ingrédients d’un drame conjugal qui pourrait bien vous mener à la mort. Vous aurez été prévenus.
Voilà, vous y êtes. Arrivés au point de rupture…

  • Sa vie dans les yeux d’une poupée – 2014 – Pocket

Sa-vie-dans-les-yeux-d-une-poupee (1)

Quatrième de couverture : Deux écorchés vifs. Deux rêves de seconde chance. Un regard pour renaître…
Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des mœurs après un grave accident.
Quand, dans le cadre d’une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l’avenir.
Mais il est aussi persuadé qu’elle est la pièce manquante, le pion à manipuler pour démasquer le psychopathe qu’il traque.
Et s’il se trompait ?
Le pire des monstres est parfois celui qui s’ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d’une poupée…


 

Petit rappel sur le salon du livre

Polar entre-deux-mers  !

*une date : Samedi 12 mai

*un lieu : Fargues Saint Hilaire

*33 invités de Polar

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Demandez le programme de la journée :

31945354_2097477630527117_5744056680048492544_n*Fabio Mitchelli ne pourra être présent