« Un auteur, sa bibliothèque, quatre questions », ce petit rendez-vous littéraire sans prétention, est né de la curiosité de savoir quel lecteur se cache derrière l’auteur. Car oui, tout auteur est avant tout un lecteur – comment écrire sans lire ?


Un auteur :

L’individu qui se cache derrière le pseudonyme de Stanislas Petrosky est français et vit en Normandie, à quelques kilomètres du Havre. Sa profession, thanatopracteur, n’est probablement pas pour rien dans son goût pour le crime et l’humour… noir.

Cet auteur atypique voue un culte immodéré à Frédéric Dard. Sa plume est trempée dans la même encre.

N’hésitez pas à suivre l’actualité de Stanislas sur sa page FB ici

Sa bibliographie :

  • La vengeance de Wandu – 2015 – Ska Editions :

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Quatrième de couverture : La vengeance est un plat qui se mange froid. La recette de l’Indien sera mortelle. Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L’ennui avec les Blancs, c’est qu’ils n’écoutent pas ! Ils n’ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu’ils n’écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourquoi est-ce que tu me dis cela ?? C’est une phrase que nous autres Indiens aimons beaucoup, cela veut dire qu’il faut écouter la nature, la regarder, apprendre d’elle, la respecter. Je ne suis pas venu ici pour une leçon de sagesse l’indien, mais parce qu’il se dit que tu as des vertus de sorcier, de guérisseur, et moi, je ne vais pas bien.

Petrosky, ouvertement partisan, raconte une histoire comme il y en a eu des milliers pendant deux siècles. Mépris des autochtones, violence, génocide. Mais parfois, le « sauvage » se rebiffe.

  • Haine 13 – 2015 – Ska Editions :

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Quatrième de couverture : Chiffre 13 ! Mauvaise pioche pour une Nationale. Terminus pour un loser… La poisse lui colle à la peau comme un déterminisme fatal. Lorsqu’il lève le pouce sur la RN 13, on subodore que ce loser n’aura pas usurpé sa réputation. Pétrosky use des codes du noir avec un talent consommé. Une nouvelle noire dans la tradition du genre pour le plus grand plaisir des lecteurs.

  • La voyageuse sans retour – 2015 – Ska Editions :

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Quatrième de couverture : Sur un quai de gare, chaque jour, il attend le retour de sa fiancée partie en 1943 pour une destination inconnue…Il est des êtres inconsolables qui ne sauront jamais faire leur deuil. Petrosky aborde cette question avec délicatesse par le biais d’une courte fiction, sensible et évocatrice. Nouvelle suivie d’une seconde nouvelle Achoris, dans laquelle un immortel raconte sa vie et tente de refourguer son immortalité au lecteur. Une nouvelle noire dans la tradition du genre pour le plus grand plaisir des lecteurs.

  • Ravensbrück mon amour – 2015 – L’Atelier Mosésu

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Quatrième de couverture : Gunther, jeune artiste allemand enrôlé de force au moment de la construction du camp de Ravensbrück, en devient ’illustrateur officiel, obligé de mettre son talent de dessinateur au service des autorités nazies Rien n’’échappe au crayon affûté du jeune homme : l’’horreur des camps, les expériences médicales, les kommandos, les mœurs des officiers, la vie, la mort. Dans ce roman noir, Stanislas Petrosky pénètre au cœur de Ravensbrück et en décrit implacablement chaque recoin, afin de ne jamais oublier.

  • Le mariage du siècle – 2016 – Ska Editions :

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Quatrième de couverture : L’Histoire est émaillée de mystères. En voici un de plus, rapporté par un témoin invisible dans le Berlin de 1945…Assis en face du lit conjugal, je les ai vus passer à la salle de bain chacun à leur tour, revenir se glisser sous la couette et se souhaiter bonne nuit. Encore une fois, même pas un baiser. Mais j’avoue que de l’avoir vu, lui, dans sa tenue de nuit, cela m’aurait presque arraché un éclat de rire, ce pyjama grotesque à rayures, et dire que je n’avais pas d’appareil photo avec moi, quel con !Je ne savais pas que les « ectoplasmes voyageurs temporels » dans mon genre dormaient, je me suis assoupi…On se laisse embarquer dans cette histoire frisant le fantastique par un Petrosky au mieux de sa forme romanesque. Une manière de révéler les dessous d’un événement historique qui n’a pas fini de livrer son énigme…Une nouvelle noire dans la tradition du genre pour le plus grand plaisir des lecteurs.

  • L’amante d’Etretat – 2016 – L’Atelier Mosésu :

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Quatrième de couverture : Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime. Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ? Mais l’auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L’Amante d’Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d’amour tragique.

  • Je m’appelle Requiem et je t’… – 2016 – Editions Lajouanie :

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Quatrième de couverture : Moi, vous ne me connaissez pas encore, mais ça ne va pas tarder. Je m’appelle Estéban Lehydeux, mais je suis plus connu sous le nom de Requiem. Je suis curé, ça vous en bouche un coin ? Oubliez tout ce que vous savez sur les prêtres classiques, je n’ai rien à voir avec eux, d’autant que j’ai un truc en plus : je suis exorciste. Je chasse les démons. Bon pas tous, parce que je dois d’abord gérer les miens, surtout quand ils font du 95 D, qu’ils dandinent du prose et qu’ils ont des yeux de biche.
Chasser le diable et ses comparses n’est pas de tout repos, je ne vous raconte pas. Enfin si, dans ce livre. Ah, un dernier détail : Dieu pardonne, moi pas…

  • Dieu pardonne lui pas – 2017 – Editions Lajouanie :

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Quatrième de couverture : La suite des aventures d’Estéban Lehydeux, alias Requiem, un prêtre exorciste libidineux et sans pitié. Cette fois il enquête sur un docker accusé de meurtre. Inspiré de l’histoire de Jules Durand, un ouvrier victime en 1910 d’une grave erreur judiciaire.

  • Le diable s’habille en licorne – 2018 – Editions Lajouanie :

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Quatrième de couverture : Requiem, votre curé préféré est de retour à… Dunkerque et en plein carnaval ! Pour une séance d’exorcisme. Notre héros, hors norme, est, il faut l’avouer, un peu étonné par cette divine mission. Non pas qu’il ne croie pas au démon, c’est quand même un petit peu son boulot, mais il se méfie, c’est tout. Il faut dire que les festivités donnent lieu à de sacrées fiestas mais aussi à quelques curieux décès. Des lycéens meurent les uns après les autres après avoir ingurgité des bonbons aux saveurs bien peu catholiques. Requiem réussira-t-il à démanteler ce trafic de « Licorne » et à sauver le carnaval ? Vous le découvrirez dans ce troisième tome des aventures de Requiem, le plus déjanté des serviteurs du Seigneur… Un homme d’Église pour le moins atypique, de drôles de paroissiens, des missionnaires aux curieuses positions, des fêtards invraisemblablement grimés, des harengs comme si il en pleuvait : Stanislas Petrosky met le feu à Dunkerque. Accrochez-vous les Ch’tis ça va secouer !


Sa bibliothèque, quatre questions :

1. Etes-vous davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Stanislas Petrosky : Je lis de tout, poche, grand format, peu m’importe, il y a ceux que j’achète et ceux que je reçois comme SP… Livres d’occasions, je suis collectionneur d’anciennes éditions, j’aime flâner chez les bouquinistes… J’apprécie aussi les salons, que je fréquente régulièrement vu que je suis auteur, et donc je fais dédicacer aux copains. La seule chose que je ne lise pas, ceux sont les livres de bibliothèque, j’en ai tellement à lire, entre le papier et le numérique…

2. Décrivez-nous votre bibliothèque ? Une photo ? (Classement alphabétique, une pile de bouquins à côté du lit…)

Stanislas Petrosky : J’ai plusieurs bibliothèques, celle du salon, où là tout est classé, les classiques, les auteurs que j’apprécie, mes bouquins culte, et les livres de ma compagne. Une vitrine avec les éditions originales de valeur, du San-Antonio et des Frédéric Dard exclusivement, et tout ce que j’ai édité avec l’Atelier Mosésu. Puis, deux autres dans un sous-sol, une première avec toutes, ou presque, les éditions différentes des San-Antonio et des Frédéric Dard, plus de deux mille livres, et encore une autre, avec là aussi, pas loin de deux mille livres, mes poches, mes gores, mes Poulpe, mes Série Noire, les Vic Saint Val, Alix Karol, mes livres d’histoire, de crimino… quand je n’ai plus de place, cette bibliothèque est vidée, les livres offerts à des associations.

Et au pied du lit, enfin dans la chambre et sur le bureau, plus de deux cent SP qui attendent…

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3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Stanislas Petrosky : Les, très certainement les, je ne citerai pas les titres, afin de ne pas froisser des auteurs. Mais souvent ils n’y sont pour rien, ce sont des genres, des sujets qui ne m’intéressent pas, mais que des maisons d’éditions m’ont envoyé… On ne peut malheureusement pas tout lire…

4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Stanislas Petrosky : Pensées, répliques et autres tac-tac de Joey Star, offert par Gabin un de mes fils, à Noël… Bon ça va, le genre de truc qui se lit vite, ce ne sont que des citations, c’est écrit gros avec une mise en page très aérée…

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Enfin, pourriez-vous me citer un artiste (peintre, sculpteur, dessinateur…) que vous affectionnez particulièrement ? J’ai aussi un autre rendez-vous qui s’intitule «l’artiste de la semaine». Je présente l’artiste dans un article sur le blog puis tous les jours, sur ma page FB, je présente une œuvre.

Stanislas Petrosky : Un dessinateur qui a forgé une partie de moi lorsque j’étais ado. Jean-Marc REISER, qui n’est pas seulement un dessinateur qui faisait du cul et de l’humour, mais surtout un homme engagé sur la défense des animaux et l’écologie… On se souvient plus de Vive les femmes et de Gros dégueulasse, qui sont certes hilarant, mais il y a aussi L’Écologie paru chez Glénat…

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Je remercie Stanislas Petrosky de nous avoir ouvert les portes de sa bibliothèque !

C’est sympa d’avoir participé à ce rendez-vous. Cette interview a été réalisée en fin d’année.

Bonne lecture,

L.