Un auteur :

Originaire du Sud-ouest, Stéphane Furlan suit des études juridiques, se plonge un temps dans l’univers de l’archéologie, puis intègre la fonction publique à Toulouse, ville dans laquelle il travaille encore aujourd’hui. Passionné de littérature noire, science-fiction et fantastique, il écrit depuis de nombreuses années. Stéphane Furlan publie en 2014 le roman Ville Rose Sang qui lui vaudra le Prix de l’Embouchure 2014. A l’image du Prix du Quai des Orfèvres, ce prix porte le nom du boulevard dans lequel se trouve le commissariat de Police de la ville de Toulouse. Puis en 2015, il publie le second volet des enquêtes de Victor Bussy, Sans jeu ni maître, puis en 2017, Implantés, qui est son troisième roman dans la collection Du Noir au Sud.

  • Ville rose sang – 2014 – Editions Cairn

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Quatrième de couverture : « Dix ans à arpenter le bitume parisien, à ne rêver que de lumière, chaleur et bière en terrasse. Que croyais-je ? Que les ténèbres s’éclipsaient au soleil ? Quel idiot ! Me voici contemplant, sidérée, une famille putréfiée, dès le tout premier jour de mon arrivée… »

Victor Bussy revient avec sa famille dans sa ville d’origine, Toulouse, après plusieurs années passées dans les commissariats parisiens. Avec son coéquipier, Serge Gayral, son contraire en tout, il forme un couple étrange voué à une séparation rapide, enfin en temps normal. Car sous la canicule de juillet, tous deux doivent affronter l’enfer : une famille massacrée dans un pavillon de la riche banlieue, la mère égorgée comme ses deux enfants, et le père se balançant au bout d’une corde dans le garage à côté d’un 4X4 dernier cri. De quoi souder une équipe… Les deux devront dépasser faux-semblants et chausse-trappes pour espérer approcher la vérité.

  • Sans jeu ni maître – 2015 – Editions Cairn

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Quatrième de couverture : À l’approche de Noël, alors que Toulouse se pare de ses habits de fête, Victor Bussy part à Lisbonne sur les traces des Cagoulés, ces braqueurs qui l’ont laissé pour mort lors de leur dernière rencontre. Si le climat est plus clément sur les rives du Tage, les rafales de kalachnikov rouvrent de vieilles blessures, et le retour dans la ville rose ne s’annonce pas de tout repos avec la disparition inquiétante d’un auteur à succès. Pour résoudre cette enquête, Bussy devra se plonger dans les méandres de la vie de cet écrivain torturé, entre rancœurs et passions de jeunesse, jeux de rôle et militantisme politique.

  • Implantés – 2017 – Editions Cairn

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Quatrième de couverture : … Les bottes frappent en cadence les pavés du Capitole. Rafles de clandestins, populations contrôlées et meurtre du préfet d’Occitanie annoncent l’abîme. Ainsi fléchissent nos corps… Implantés. Toulouse. Futur proche. Le déploiement de LUG s’achève dans la ville. Traçabilité, profilage, surveillance, ce nouveau dispositif apporte une solution biométrique idéale en matière de sécurité des personnes et de lutte contre la criminalité. Une puce, véritable carte d’identité numérique, est implantée à chaque citoyen et reliée à cette base de données gérée par le ministre de l’Intérieur qui entend bien l’utiliser pour gravir la plus haute marche de l’État. Le meurtre soudain du préfet d’Occitanie va permettre de prouver l’efficacité du dispositif. Sur la base des informations recueillies grâce à l’outil, Rafaël, jeune geek passionné de jeux vidéo, est identifié comme le coupable. Jessica, capitaine au SRPJ de Toulouse, chargée de l’enquête, doute. Son instinct la pousse à poursuivre ses investigations avec des méthodes plus traditionnelles. Mais pour Damien, directeur du cabinet du ministre, LUG se doit d’être infaillible. Le jeune politicien va s’employer à ce que rien n’entrave la condamnation à mort de Rafaël. Une course contre la montre s’engage….


 

Sa bibliothèque, quatre questions :

1. Vous êtes davantage livres d’occasion, livres neufs, empruntés en bibliothèque, format poche, grand format, dédicacés ou pas ? Dites-nous tout !

Stéphane Furlan : Plutôt livres neufs et grands formats, mais ce n’est pas vraiment calculé ni un choix conscient. En fait, il s’agit d’une double conséquence : mes proches savent que je suis un lecteur insatiable, donc ils n’hésitent pas trop à me faire m’offrir des livres, ce qui me comble chaque fois ! Et puis, je ne suis pas trop patient, alors quand j’ai un roman en tête, je ne résiste pas à son attrait et je l’achète à la première occasion, donc tant pis pour les poches ! Quant aux médiathèques, je les ai beaucoup fréquentées adolescent et jeune adulte, et elles m’ont permis de découvrir Tolkien, Stephen King ou Lovecraft, par exemple, donc je leur dois vraiment beaucoup… Aujourd’hui, je continue à en arpenter les rayons, mais surtout pour le plus grand bonheur de ma fille cadette qui ne se lasse pas de dévorer des bouquins de la littérature de l’imaginaire.

2. Décrivez nous votre bibliothèque ? Une photo ?

Stéphane Furlan : Pas de photo de ma bibliothèque, car j’ai des rayonnages un peu partout dans la maison. Aucun classement, pas le temps, mais ce n’est pas très rationnel, car du coup j’en perds également beaucoup pour retrouver des ouvrages ! Et puis les piles de bouquins s’entassent aussi devant les rangées de livres posées consciencieusement sur les tablettes… Et sur ma table de chevet, mon bureau, etc. Ce n’est vraiment pas sérieux ! Il serait pertinent de remettre de l’ordre dans tout ça, mais plus tard, quand je me dégagerai du temps sur mon agenda de lecture et d’écriture… Je peux toujours rêver !

3. Quel est le livre qui est dans votre pile à lire depuis longtemps ?

Stéphane Furlan : Proust, « ». Encore une histoire de temps perdu…

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4. Quel est le petit dernier qui a rejoint votre pile à lire ?

Stéphane Furlan : Le dernier Goncourt, « L’Ordre du jour », d’Eric Vuillard. Un très bon bouquin, lu en deux heures dès mon retour à la maison. Il a grillé la priorité à beaucoup d’autres ! Mais il y a quelques prix qui offrent ce privilège…

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Petit bonus :

Pourriez-vous citer un artiste (peintre, sculpteur, dessinateur…) que vous affectionnez particulièrement ? J’ai un autre rendez-vous sur le blog qui s’intitule « l’artiste de la semaine ». Je présente son parcours, sa vie, puis sur la page FB, tous les jours, je mets en avant une œuvre de l’artiste.

Stéphane Furlan : Réponse difficile… Il y en a tant ! Mais je vais porter mon choix sur une BD poétique, un manga qui m’a touché et m’émeut encore quand j’y pense. Il s’agit de « Quartier lointain » de Jirō Taniguchi, une ode à la mélancolie, une réflexion sur l’existence et les choix qui nous constituent, et surtout la mise en scène d’un fantasme partagé par tous : la possibilité de retourner dans le passé pour rejouer notre vie… (J’adore également « Le sommet des dieux » !). Et puis les dessins sont magnifiques…

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Cette interview a été réalisée en fin d’année, et Stéphane me confiait qu’il avait pris du plaisir à réfléchir à ces questions mais, je vous assure, pas autant que moi à préparer cet article !

Merci beaucoup, Stéphane, pour votre réactivité et votre disponibilité !

Bonne lecture,

L.