L’artiste de la semaine : Paul KLEE

Résultat de recherche d'images pour "paul klee"

 

Paul KLEE (1879 – 1940) est un peintre suisse. Fils d’un professeur de musique, il fréquente les écoles de Berne puis s’inscrit à l’académie de Munich. Son premier voyage en Italie en compagnie du sculpteur suisse H. Haller date de 1901, l’artiste en fournit de précises observations et de fins jugements dans les lettres à ses proches et dans ses Journaux (1898 – 1918). Sa longue période d’apprentissage et de formation se poursuit durant les années suivantes à bernes, années qu’il consacre à la musique, au dessin, et à la lecture de classiques à cette époque il a l’occasion de voir des œuvres de W. Blake, G.Klimt, Goya et durant un séjour à Paris, de Leonard de Vinci et Rembrandt. Il poursuit parallèlement des recherches sur le graphisme et la couleur par une série de dessins.

En 1912, il rencontre à Paris R. Delaunay et le milieu cubiste orientant ainsi sa propre recherche d’une analyse introspective sur les valeurs psychologiques des formes cers les problèmes de la lumière, de couleur, de mouvement et de temporalité. Lors d’un voyage en Tunisie avec deux amis peintres, Klee découvre définitivement la couleur « C’est le moment le plus heures de ma vie : la couleur et moi sommes une seule chose. Je suis peintre ».

En 1918, il utilise davantage la peinture à l’huile et réalise des compositions très libres où il introduit des signes et des lettres.

Il a une manière bien à lui de saisir le réel et de le transposer sur un mode imaginaire. Il s’agit d’images magiques et riches de mystère, toutes de petits formats, où les zones de couleur souvent très lumineuses s’ordonnent en fonction de structures abstraites et s’accompagnent de fins signes graphiques.

Atteint d’une sclérodermie, le rythme ralentit sa dernière production, qui prend un caractère plus dramatique, les signes noirs épais deviennent essentiels et obsessionnels et présentent de funèbres analogies avec des barreaux et des symboles nocturnes.

Soixante-cinq ans plus tard sera érigé, dans la ville de Berne, le musée consacré à l’œuvre de Klee. Il réunit la plus grande collection au monde de ses productions.

Ouvert en 2005, le musée regroupe près de la moitié de l’œuvre de l’artiste. Au total, 4000 tableaux, aquarelles et dessins sont exposés par rotation, dans trois bâtiments en forme de vagues, conçus par Renzo Piano, près du cimetière où l’artiste repose. Un musée pour enfants et des salles de spectacle rappellent qu’il fut aussi musicien, poète et pédagogue.

Paul Klee laisse un immense héritage. Il a su exprimer le fait que le tableau doit être une chose organique en lui-même, comme sont organiques les plantes et les animaux, tout ce qui vit au monde et dans le monde. C’est là l’affirmation la plus importante de l’œuvre de Paul Klee, qui annonce par là la « peinture inobjective » de Robert Delaunay, dont il a commencé à appliquer les principes de rythme de couleur à partir de 1913. Il devance les surréalistes par ses visions, son goût du rêve, son abandon à l’irrationnel, et les abstraits par ses fonds musicaux qui ne sont que taches de couleur et suggestion de mélodie

Je vous invite à découvrir son œuvre tout au long de cette nouvelle semaine.

 

Résultat de recherche d'images pour "paul klee"

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s